Sud-Kivu : la CNR enregistre 34 000 réfugiés rwandais et burundais

Camp de réfugiés burundais de Baraka, le 31 juillet 2015. Crédits photo : MONUSCO - Abel Kavanagh

Onze mille réfugiés rwandais ont été identifiés dans le Sud-Kivu, depuis le début de l’enregistrement biométrique, a indiqué lundi 20 juin à Radio Okapi, le coordonnateur provincial de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), Gracient Mupenda.

Il l’a déclaré lors de la journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin de chaque année.

« Notre objectif c’est d’atteindre plus au moins 42 000. Lorsque nous aurons ces chiffres, nous recomptons toutes les intentions de retour avant de commencer le rapatriement. Les réfugiés rwandais sont pris en otage par leurs compatriotes principalement et le travail qui reste c’est attaquer les trois quarts autre qui restent », a-t-il indiqué.

M. Mupenda souligne aussi qu’environ vingt-trois mille réfugiés burundais ont également été enregistrés et seront également rapatriement par la CNR avec ses partenaires.

La journée mondiale des réfugiés a été instaurée par l’Assemblée générale de l’ONU à partir de 2001.

Au 31 mars 2016, la République démocratique du Congo accueillait sur son territoire 397 950 réfugiés, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).​

« J’ai peur de rentrer… »

Mme Umba Kangabuka est une femme d’environ 35 ans. Elle vit dans le site de déplacés de Mulange, à une vingtaine de Kilomètres au Sud de Kalemie (Tanganyika).

Les conflits interethniques entre  populations autochtones-pygmées et Lubas ont fait quatre ans auparavant de nombreuses victimes, causé d’innombrables dégâts matériels et provoqué en même temps le mouvement des populations dans la région. Mme Umba Kangabuka ne l’oublie jamais :

« J’ai peur de retourner au village natal. J’ai choisi de vivre à Mulange », souligne-t-elle.

Sur place elle déclare cultiver la terre, une activité qu’elle exerce depuis son village natal de Kabeke à la frontière entre le territoire de Kalemie et celui de Manono.

«J’ai cultivé du riz. Maintenant je récolte », explique-t-elle.

En attendant voir un projet  appuyé par le du HCR  consistant   à  transformer le site de Mulange en village intégré se réaliser, elle appelle  à aide des autorités.

« Je demande à l’Etat la construction de ma maison, seule je ne saurai pas», a-t-elle renchérit.

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