Libération des prisonniers politiques: deux ONG dénoncent la discrimination

Carte du district de l'Ituri en Province Orientale.

Basées à Bunia (Ituri), les ONG des droits de l’Homme «Collectif sauvons le Congo» et «Justice Plus» accusent le chef de l’Etat Joseph Kabila de grâcier les prisonniers politiques et d’opinion de manière discriminatoire. Elles ont exprimé leurs indignations dans un communiqué de presse publié, mardi 23 août, soit cinq jours après que le ministre de la Justice a annoncé la libération de 24 prisonniers.

Selon ces ONG, les prisonniers de l’ex-Province Orientale ne figurent pas sur les listes des prisonniers grâciés par le chef de l’Etat, ni sur celles du ministre de la Justice.

Le coordonnateur de l’ONG «Sauvons le Congo», Me David Mokili, demande au gouvernement de libérer les prisonniers politiques de cette partie du pays pour une bonne tenue du dialogue politique national. Il cite notamment:

  • Firmin Yangambi
  • Godefroid Mwanabwato
  • Floribert Njabu
  • Pitchou Iribi
  • Germain Katanga
  • Cherif Manda
  • Koliba.

«Le chef de l’Etat est en train de pratiquer une discrimination à l’égard de certaines provinces, dont nous sommes victimes. Il faudrait que l’Ituri aussi bénéficie parce que nous sommes tous concernés par cette situation de dialogue national», a souligné Me David Mokili.

Pour l’ONG Justice Plus, la mesure de grâce présidentielle n’a pas tenu compte de la géopolitique de la RDC.

Le parti politique de la Majorité Front des nationalistes et intégrationistes (FNI) déplore, de son côté, que son leader, Floribert Njabu croupit depuis 11 ans à la prison centrale de Makala sans jugement pendant que «certains groupes armés du Nord-Kivu tels que le M23 sont amnistiés plusieurs fois.»

«Nous demandons à l’autorité suprême de ce pays de veiller à ce que la justice soit rendue à notre leader et à tous les cadres arrêtés. Il a signé des amnisties pour les éléments du M23, qui continuent à endeuiller cette partie [Est de la RDC]», a indiqué Ngabu Kpari, cadre du FNI.

Radio Okapi a tenté sans succès d’avoir la réaction du ministre de la Justice sur les revendications de ces organisations.

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