La Prospérité: «RDC, Joseph Kabila lance un appel au calme »

Revue de presse kinoise du 22 septembre 2016. L’appel au calme lancé par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, via un communiqué signé par son Directeur de cabinet après les échauffourées de lundi et mardi fait la une de plusieurs journaux parus ce jeudi dans la capitale congolaise.

La Prospérité titre en manchette: «RDC, Joseph Kabila lance un appel au calme ». Le quotidien rapporte que le président de la République a, dans un communiqué officiel, présenté ses vives condoléances à toutes les familles éprouvées à la suite des événements du 19 au 20 septembre.

Commandant suprême des Forces armées et de la Police nationale congolaise, Joseph Kabila dit garder une pensée particulière envers les vaillants éléments en uniforme, tombés en plein exercice de leur fonction le jour des troubles.

Dans ce communiqué, note le journal, le chef de l’Etat congolais prêche les vertus cardinales du dialogue comme seul cadre indiqué pour résoudre tous les différends et estime qu’il faut épargner au peuple des souffrances injustifiées et inutiles sur l’autel des ambitions politiques.

Pendant que le chef de l’Etat appelle au calme, révèle Africa News, le président du comité des sages du Rassemblement de l’opposition monte au créneau pour fustiger les tueries perpétrées les 19 et 20 septembre dernier à Kinshasa.

«Tshisekedi dénonce l’extrême barbarie du régime», titre le trihebdomadaire à la une. Le journal indique que Tshisekedi est sorti du silence et a donné de la voie dans un entretien téléphonique accordé à la Radio-télévision belge de la communauté française (RTBF).

Le chef de file de l’opposition congolaise, poursuit le tabloïd, exprime sa colère contre les violences qui ont émaillé la manifestation de l’opposition lundi et mardi derniers à Kinshasa et dénonce la « barbarie» du régime , évoquant un bilan plus lourd de 100 morts.

La police congolaise avait pourtant livré un bilan de 17 morts à la suite de ces accrochages survenus entre manifestants et policiers.

A l’occasion, Tshisekedi a également rappelé que Kabila doit quitter le pouvoir le 20 décembre 2016, souligne Africa News.

De son côté, L’Avenir revient sur les poursuites judiciaires que le Procureur général de la République, Flory Kabange a lancé contre les fauteurs des troubles du 19 et du 20 septembre derniers, à Kinshasa.

Manifestation du 19 et 20 septembre : tous les auteurs des faits infractionnels recherchés par la police », titre le quotidien en sa manchette.

Le journal cite le Procureur général de la République qui indique avoir instruit la Police nationale congolaise de rechercher activement les auteurs matériels et intellectuels des faits infractionnels graves d’assassinats, de pillages, de vols à l’aide des violences, des tentatives de vol et de viol.

Selon le Procureur général de la République, la police a reçu le mandat de mettre la main sur ces présumés instigateurs du désordre partout où ils se trouvent même dans les hôpitaux ou dans certaines maisons privées, précise le tabloïd.

L’Avenir souligne que ce mandat d’arrêt vise également ceux qui auront directement exécuté et ceux qui auront coopéré à cette exécution, ceux qui auront fourni une aide, et ceux, par des discours, des calicots ou des placards affichés auront provoqué la commission de ces faits graves.

De même, rapporte que le quotidien, le Directeur des migrations (DGM) a été invité à interdire toute sortie de Kinshasa et du territoire national des auteurs présumés de ces faits graves.

Le journal constate que la plupart des dignitaires qui font l’objet des poursuites judiciaires et qui, brusquement, tombent malades pour être évacués par la suite, ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Du 19 au 20 septembre 2016, plusieurs combattants identifiés comme appartenant au Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement se sont illustrés par les pillages, les viols, le vandalisme de quelques résidences des personnalités identifiées d’avance et des sièges de certains partis politiques membres de la Majorité présidentielle, affirme L’Avenir.

Le tabloïd rappelle que même des écoles telle « Mme de Sévigné » du député Willy Bakonga, des stations d’essence, des boutiques et des magasins n’ont pas échappé aux actes de vandalisme.

Cette revue se termine par C-News qui titre : « Moni Della coffré à la police judiciaire des parquets au casier judiciaire à Gombe ».

C-News affirme avoir rencontré l’opposant mercredi dans la matinée dans son lieu d’arrestation. Le journal ignore encore les raisons de son arrestation mais dit savoir seulement que l'opposant Moïse Moni Della a été pris le 19 septembre, pendant la marche du Rassemblement, alors qu'il accordait une interview à un journaliste.

Dans les heures qui ont suivi, précise C-News, il a été transféré au parquet après son passage à un poste de police à Ndolo.

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