La ville de Kinshasa doit environ 50 millions USD à ses créanciers

La ville de Kinshasa doit environ 50 millions de dollars américains à plusieurs banques basées en RDC à et a ses fournisseurs, d’après une enquête menée par Radio Okapi.
 
Cet emprunt a notamment servi à l’achat des véhicules anti-incendie et des bus de l’ancienne société de transport urbain Retranskin, ont indiqué des sources concordantes.
 
La ville a pour cela mis en gage pour une longue période des recettes provenant des secteurs brassicole, tabacicole et sucrier  perçues par la DGRK, font savoir des sources proches de l’exécutif provincial, precisant que les taxes dues à la ville de Kinshasa perçues par ses banques sont ainsi retenues au titre de remboursement de ces crédits.
 
La ville de Kinshasa produit  mensuellement environ 5 millions des dollars américains selon des sources concordantes. Trois millions des dollars proviendraient de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), un millions du FONER, le Fonds national d’entretien routier, et un autre million de la rétrocession due aux provinces, précisent les mêmes sources.  
 
Sur base de ces recettes mensuelles, l’exécutif provincial de Kinshasa alloue pour le fonctionnement mensuel des institutions dépendantes, environ 587 000 USD à l’Assemblée provinciale,  environ 685.000 USD au gouvernement provincial, environ 261.000 USD comme rétrocession aux communes et un million de dollars américains à l’Office des Voiries et Drainage (OVD) pour l’assainissement de la ville.
 
D’après les mêmes sources, la somme restante (environ 2,5 millions dollars) est affectée dans le « Fonds secret de recherche » mis à la disposition du gouverneur.
 
Des comptes litigieux ?
 
Dans presque toutes les banques, renseignent des sources proches de l’exécutif provincial, la ville de Kinshasa dispose de 173 comptes reconnus. Elle dispose également d’au moins 80 autres comptes non reconnus, appelés « comptes spéciaux » qui ne sont pas accessibles aux comptables de la ville, ajoutent les mêmes sources.
 
Ce tableau expliquerait les difficultés financières auxquelles fait face la ville de Kinshasa pour financer des institutions comme l’assemblée provinciale dont les députés ne siègent plus depuis le 30 septembre dernier parce qu’ils sont impayés depuis trois mois.
 
Les mêmes sources renseignent que cette situation affecte également le personnel administratif de l’organe délibérant provincial ainsi que le personnel administratif des cabinets des ministres provinciaux. Ils accusent entre trois et neuf mois d’arriérés de salaire, ont-elles révélé.
 
La rareté de la rétrocession mise en cause
 
De son côté, le ministère provincial des finances attribue les difficultés financières de la ville à la rareté de dotation des fonds de rétrocession que le gouvernement central doit à la ville. A cela s’ajoute la baisse des recettes de la DGRK, ont indiqué certains responsables au niveau du ministère provincial des finances.
 
 
 
 

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