RDC : Moni Della demande des sanctions ciblées contre Joseph Kabila


L’opposant Moise Moni Della demande à l’ONU de prendre des sanctions ciblées contre le président de la République Joseph Kabila. Cette demande est contenue  dans une lettre que le président du parti politique des Conservateurs de la nature et démocrates (CONADE)  a adressée au Secrétaire  général des Nations unies.
Moni Della juge insuffisantes les sanctions que les Etats-Unis et l’Union Européenne ont infligé aux proches du chef de l’Etat congolais. Car, fait-il remarquer, ces sanctions ont jusqu’ici épargné la personne du président Joseph Kabila qui « constitue aujourd’hui le blocage du processus électoral » en RDC.

« Celui qui est  auteur de la violation systématique des droits de l’homme, crimes, c’est connu de tout le monde. C’est M. Kabila. Mais pendant ce temps, c’est lui qui bloque le processus électoral. M. Kabila représente aujourd’hui le blocage, nous demandons à la communauté internationale de nous aider. Et c’est le Secrétaire général des Nations unies qui nous parait aujourd’hui mieux placé pour demander ces sanctions ».

Joseph Kabila n’interfère pas dans l’organisation des élections

 

Du côté de la Majorité présidentielle, on dit s’étonner de cette lettre de Moni Della. Selon Papy Tamba, l’un des communicateurs de la MP, le chef de l’Etat, en vertu de l’article 211 de la constitution,  n’interfère pas dans l’organisation des élections en RDC. De ce fait, il ne peut pas « bloquer » le processus électoral.

« L’organisation des élections est une compétence exclusive de la CENI. Et même le Président de la République n’a pas la possibilité d’interférer dans ce processus. Présenter le chef de l’Etat comme un objet de blocage, je peux le comprendre dans nos échanges sur le plan interne, parce qu’on cherche peut être à affoler la population. Ecrire aux grands responsables de ce monde qui savent analyser notre constitution, c’est se ridiculiser. Que Moise Moni Della commence d’abord par prouver sur terrain qu’il a un parti politique que des gens peuvent connaitre », indique Papy Tamba.

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