La MONUSCO demande «la libération immédiate» des militants de l’opposition arrêtés à Lubumbashi

Dans un communiqué de presse publié lundi 23 octobre, la MONUSCO demande «la libération immédiate» des militants de l’opposition arrêtés, dimanche à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, par les forces de défense et de sécurité congolaises.
 
«Je demande instamment aux autorités congolaises la libération immédiate et inconditionnelle des personnes arrêtées arbitrairement hier à Lubumbashi», a déclaré le chef de la MONUSCO, Maman Sambo Sidikou.
 
Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU rappelle également aux autorités congolaises «leurs obligations de garantir les libertés publiques et les droits civils et politiques à tous, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux de la RDC».
 
Des militants des partis politiques, membres du Rassemblement des Forces sociales et politiques acquises au changement ont été arrêtés, dimanche, alors qu’ils participaient à une réunion privée au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), précise le communiqué de la MONUSCO.
 
La Mission de l’ONU relate que trois véhicules de la Police nationale congolaise (PNC) sont arrivés sur les lieux pour les encercler avant de faire appel à une unité commando des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour forcer l’entrée du lieu de réunion dans lequel les militants s’étaient barricadés. Les forces de défense et de sécurité ont alors arrêté de nombreux militants.
 
Dans son communiqué, la MONUSCO se dit vivement préoccupée par les actes continus d’intimidation à l’encontre des membres de l’opposition. Deux incidents impliquant des hommes armés contre les résidences de Joseph Olengankoy et Alphonse Ntumba Luaba ont également été rapportés au cours des derniers jours à Kinshasa.
 
Elle déplore, en outre, les restrictions à la liberté de mouvement imposées à Kyungu wa Kamwanza, président national du parti politique d’opposition Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) et assigné de fait à résidence depuis plusieurs mois.
 
«De telles restrictions aux libertés fondamentales sont incompatibles avec les efforts en cours pour promouvoir le dialogue et la sérénité nécessaires à la tenue d’élections libres, crédibles et indépendantes dans un délai raisonnable», a soutenu Maman Sidikou?

Il exhorte «une nouvelle fois les autorités congolaises à urgemment mettre en œuvre des mesures de décrispation politiques et à ouvrir l’espace démocratique.»
 

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