La police réprime la marche du CLC à Kisangani et place en garde à vue trois prêtres

La police a réprimé ce dimanche à Kisangani la marche  organisée par le CLC. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles. Les manifestants venus de plusieurs paroisses voulaient converger vers la cathédrale Notre Dame du très Saint rosaire, lieu du départ de leur marche vers le gouvernorat de province.

Déjà la nuit, la police a été déployée dans certains carrefours et dans les environs des paroisses catholiques.

Les premiers à être repoussés par la police sur l’avenue de l’église, ce sont les fidèles chrétiens en provenance de la paroisse Maele. Après avoir parcouru quelques centaines des mètres, ils ont été bloqués par un cordon sécuritaire à la hauteur du rond-point  Pars, à moins de deux cents mètres de la Cathédrale.

D’autres laïcs chrétiens venus de la paroisse Saint Joseph n’ont pas été ménagés par les forces de l’ordre munis non seulement de matériels de protection mais aussi d’armes personnelles.  Pendant ce temps, des militaires, parmi lesquels on a noté ceux de la garde républicaine,  patrouillent dans la ville pour disperser toutes les colonnes des manifestants.

Aux environs de 9h30, alors que les chrétiens sortaient de la messe à la cathédrale, la ceinture déployée à la hauteur de la banque centrale se déchaîne.  Gaz lacrymogènes, jets de pierres et armes automatiques ont été utilisés par des forces de l’ordre pour étouffer le début de la marche à partir de la cathédrale Notre dame.

Des prêtres placés en garde à vue

Les organisateurs de la marche ont enregistré quelques blessés et des arrestations. Parmi des personnes arrêtées figurent trois prêtres qui accompagnent les fidèles de leurs paroisses.  

«  Le peuple ne veut pas rester dans la souffrance. C’est pourquoi les laïcs chrétiens se sont mis  à manifester. Ils ont été accompagnés par leurs pasteurs,

 

pour une marche pacifique. Les forces de l’ordre ont étouffé cette manifestation et ont pris en otage trois prêtres.  Nous demandons aux autorités de laisser la population exprimer son mécontentement et nous réclamons la libération sans conditions des abbés arrêtés », indique l’abbé Alain Lisasi, le chancelier de l’archidiocèse de Kisangani.

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