Uvira : journée ville morte pour dénoncer l’insécurité

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) dans la ville et le territoire d’Uvira a organisé lundi 4 février une ville morte sur toute l’étendue de ce territoire dans la province du Sud-Kivu pour dénoncer l’insécurité grandissante dans ce territoire. Commerces, banques, maisons de télécommunications, écoles n’ont pas fonctionné.

Pour la société civile, cette action vise à interpeller le nouveau Président de la République.

Parmi les cas d’insécurité dénoncés figurent l’attaque de trois soldats des FARDC tués par balle à Kakombe la semaine dernière par des inconnus ainsi que le cas d’un chef local arrêté avec d’autres personnes pour raison d’enquête dans le dossier des militaires tués. Mais ce chef local a été retrouvé mort à la suite des tortures, estime la NSCC.

Du côté de l’armée, la presse militaire de l’opération Sokola 2 à Uvira précise que le chef local retrouvé mort à l’hôpital aurait succombé à une maladie cardio-vasculaire.

« Qu’on puisse nous aider à redéfinir les responsabilités en rapport avec certains services, notamment le Bureau 2 (office des renseignements militaires), l’auditorat militaire et l’ANR. Il y a des cachots qui sont devenus des mouroirs où des détenus font 6 mois, dix mois, une année de détention sans être traduit devant la justice, ça ce n’est pas normal », dénonce le porte-parole de la nouvelle société civile congolaise, André Byadunia Mashaka.

L’administrateur du territoire d’Uvira, Alexis Kasangala Rashidi, appelle plutôt les organisateurs de cette ville morte à dialoguer avec les autorités civiles, policières et militaires en place pour endiguer cette insécurité dans la région.

« J’appelle la population de vaquer à ses occupations, parce qu’à peu près 65% de notre population ici vit du taux du jour. Et comme nous n’avons pas du travail, c’est avec la débrouillardise que beaucoup de gens font vivre leur famille. Il faut que la nouvelle société civile congolaise se donne le courage de venir nous voir. On parle ensemble. On ne doit pas se comporter comme des opposants », a indiqué pour sa part Alexis Rashidi Kasangala.

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