Des députés de l’opposition déplorent le dysfonctionnement de l’Assemblée nationale

 

Des députés de l’opposition sont mécontents du rythme de travail à l’Assemblée nationale. Ils dénoncent le blocage des procédures parlementaires par le bureau depuis la rentrée ordinaire le 15 septembre 2019. Le rapporteur de l'Assemblée nationale rejette ces accusations, soutenant que l’institution fonctionne normalement.

D’après ces députés de l’opposition, à moins de 46 jours de la clôture de session, aucune matière retenue dans le calendrier n’est encore examinée, alors que le budget alloué au fonctionnement du Parlement pourrait résoudre beaucoup de problème de la population.

Gratien Iracan, l’un d’eux, dénonce l’existence d’un « parlement parallèle », qui agit dans l’obscurité ; alors que le vrai Parlement fait semblant de travailler. « Est-ce qu’il y a une assemblée nationale qui est sous coulisses qui est entrain de gérer la vraie Assemblée nationale ? on ne le sait pas. Donc, il est temps de tirer les affaires au clair », affirme-t-il.

Cet élu de Bunia dit avoir répertorié plus de onze violations de la Constitution dans le fonctionnement de l’Assemblée nationale :

« Le projet de loi des finances que nous attendons, on devrait nous le déposer le 15 septembre de chaque année. Quand on voit la violation de l’article 138 où tous les moyens de contrôle sont pratiquement gelés. Pas de commissions qui fonctionnent. C’est la violation de l’article 112.2. Tout est violé ! »

Il annonce que depuis l’ouverture de session le 15 septembre dernier, aucune matière prévue dans le calendrier n’est encore examinée et pense que ce Parlement est budgétivore et improductif :

« On est aujourd’hui à plus de 9 mois (de fonctionnement) et on a peut-être consommé plus de 60 millions $us, mais le travail effectué a coûté moins de 5 millions $us. L’Assemblée nationale ne fait pas le travail. La conséquence : il y a la corruption, la fraude et l’insécurité partout. »

On attend le projet du budget 2020

De son côté, le rapporteur de l'Assemblée nationale, Célestin Musao Kalombo, a rejette en bloc toutes ces accusations, affirmant que la chambre basse du Parlement fonctionne normalement, conformément à la Constitution et au règlement intérieur qui la régit.

D’après M. Kalombo, dès que les projets de loi portant reddition des comptes pour l'exercice 2018 et le projet du budget 2020 seront déposés, le rythme de travail va s’accélérer.

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