Le Potentiel : « Des effigies de Tshisekedi et Kabila brûlées : Des signes avant-coureurs d’une escalade insurrectionnelle »

Revue de presse du lundi 11 novembre 2019

Les médias parus ce lundi reviennent sur des tensions observées entre les militants des partis politiques PPRD et UDPS.

La coalition FCC- CACH, incarnée de part et d’autre par le PPRD et l’UDPS, est sur le point de virer à un affrontement. Les deux se détestent et sont depuis lors en mode « coup pour coup », analyse Le Potentiel.

 A Kinshasa, tout comme à Kolwezi, chef-lieu du Lualaba, des effigies de Kabila, leader du FCC, et du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, ont été brûlées par des militants surexcités. Des signes avant-coureurs d’une insurrection qui ne dit pas son nom, conclut le quotidien.

Le Phare de son côté, rappelle que ces actes de destructions méchantes des portraits géants de l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi à Kolwezi, par des personnes présentées comme membres de la famille politique de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila était en représailles au sabotage des effigies de Joseph Kabila à Kasumbalesa, par des personnes présumées appartenir à l’UDPS.

Selon le journal, ces personnes sont de pyromanes politiques qui sont contre un nouveau Congo.

De son côté, Jean-Marc Kabund, 1er vice-président de la Chambre basse du Parlement et président intérimaire de l'UDPS a annoncé que les discussions entre le Cap pour le changement (CACH) et le Front commun pour le Congo (FCC) sont suspendues, jusqu’à ce que les responsabilités seront rétablies dans cette affaire, renseigne 7sur7.cd.

Le chef de la délégation CACH aux discussions avec le FCC, accuse les partisans de Joseph Kabila d'avoir brûlé l'effigie du président de la République Félix Tshisekedi dont la personnalité est inviolable, à Kolwezi, « sous la barbe des pro gouverneurs, des responsables de l'ANR et de la police est inacceptable », ajoute le site web.

Le gouverneur du Lualaba Richard Muyej s'insurge aussi contre tout dérapage qui risque de déclencher des conflits ethniques, indique Forum des As.

Il appelle ainsi les partis politiques à encadrer leurs militants, rapporte le tabloïd.

« C'est une honte pour un parti politique qui se dit adhéré à la culture de la démocratie, de déchirer les effigies des présidents de la République. Qu'il s'agisse de ceux qui se sont attaqués aux effigies de l'ancien président de la République ou de ceux qui par vengeance, voulaient s'attaquer à celle de l'actuel président de la République », s'offusque Richard Muyej.

Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC), appelle à l’apaisement, note Actualite.cd.

Selon lui, dans une démocratie, aucune violence, quelle qu’en soit la forme et d’où qu’elle vienne n’est tolérable. Le FCC, plateforme politique des valeurs, condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72h posés par les militants des différents bords, rapporte le portail.

Après Kampala, Félix Tshisekedi à Paris

La visite d’Etat de Félix Tshisekedi à Entebbe est aussi commentée par la presse de Kinshasa.

Dans le communiqué conjoint ayant sanctionné cette visite d’État, les présidents Tshisekedi et Museveni ont levé l’option de construire, dans les 24 mois, les routes Bunagana-Rutshuru- Goma, Mpondwe- Beni et Goli-Bunia en vue de faciliter les échanges commerciaux transfrontaliers entre les deux pays, indique Le Potentiel.

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi et son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni ont pris la résolution de travailler en étroite collaboration, y compris avec d’autres pays de la région, notamment pour traquer les forces négatives et d’autres groupes armés dans la région, en particulier dans l’Est de la RDC, ajoute pour sa part l’Agence congolaise de presse.

En Ouganda, Félix Tshisekedi, a reçu en audience le dimanche 10 novembre 2019 des opérateurs économiques ressortissants des provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu, fait remarquer 7sur7.cd. 

Ces investisseurs ont, au cours des échanges, fait part à Félix  Tshisekedi de leurs principales difficultés notamment l'insécurité, le déficit d'infrastructures routières et énergétiques ainsi que la fuite des capitaux due à l'imperméabilité des frontières. 

En réponse à ces préoccupations, le président de la République "a dit tout mettre en œuvre pour traquer les forces négatives", conclut le site web.

Après un séjour de 48 h à Entebbe, en Ouganda, Félix-Antoine Tshisekedi, s’est envolé pour Paris, en France pour participer à un forum sur la paix, puis il ira à Berlin, en Allemagne, pour sa première visite officielle, note La Prospérité.

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