La Prospérité : « 2020 : Martin Fayulu promet de frapper fort » !

Revue de presse de mardi 31 décembre 2019.

Une année, jour pour jour, après la tenue des élections en République démocratique du Congo (RDC), Martin Fayulu s’est exprimé sur tous les enjeux du pays. C’est le sujet que commente particulièrement la presse congolaise.

Se considérant jusqu’à ce jour comme le « Président de la République élu », la tête d’affiche de le coalition LAMUKA a lancé plusieurs messages à l’endroit du peuple congolais dans la soirée du lundi 30 décembre 2019, depuis son quartier général à Faden House, renseigne La Prospérité.

Le journal indique que Fayulu a demandé aux Congolais de se départir des distractions et de la légèreté dans la façon dont ils appréhendent les questions du pays. « Refusons d’être instrumentalisés. L’année 2020 marquera le 60ème anniversaire de l’avènement de notre pays comme nation indépendante et souveraine », a-t-il martelé.

De ce fait, Martin Fayulu décrète 2020, année de la libération et appelle le peuple à la vigilance, renchérit Cas-info.ca.

« Nous ne serons jamais, alors jamais esclave de qui que ce soit. Réveillons-nous », a-t-il dit, espérant que 2020 soit une année paisible pour le pays. Il a par ailleurs appelé Félix Tshisekedi à dire la vérité sur le « deal » conclu avec l’ancien président, Joseph Kabila, écrit le portail.

Forum des As ajoute à ce sujet que le porte-étendard de LAMUKA a également appelé à une marche le 17 janvier contre le plan de balkanisation de la RDC.

A en croire celui qui se considère toujours comme le président élu, il existe un plan bien ficelé, d'occupation de Beni jusqu'à la province du Haut-Uele en passant par celle de l'Ituri, poursuit le quotidien.

« Le 17 janvier 2020, jour de martyrs de notre héros national, je vous invite à une marche de deuil et d'indignation sur toute l'étendue du pays et de la diaspora. Deuil pour pleurer nos frères et sœurs de Beni et ailleurs. Indignation, pour exprimer notre désapprobation au plan de balkanisation de notre pays », a déclaré le président de l'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (Écidé), cité par 7sur7.cd.

Actualité.cd se penche quant à lui sur le volet sécuritaire du discours de Fayulu qui « s’affuble le titre de président élu le 30 décembre 2018 à plus de 60 % par les congolais. » En effet, il a plaidé pour la qualification mondiale des tueries chroniques de Beni comme « Génocide » au même titre que celui du Rwanda en 1994.

« On tue à Beni, on égorge à Beni, au vu et au su de tout le monde, y compris des FARDC et de la MONUSCO. Depuis octobre 2014, plus de 3 milles personnes ont été tuées à Beni et dans les environs par des forces négatives nationales et étrangères », déplore Martin Fayulu dans son message, de neuf pages, lu en 32 minutes devant la caméra.

Se projetant aussi en 2020, Le Phare récence les différents besoins des millions de
Congolaises et Congolais qui considèrent la nouvelle année comme celle de la consolidation des signaux forts lancés par ce dernier le Président Félix Tshisekedi.

Beaucoup d’espoirs sont fondés sur le nouveau Chef de l’Etat au regard de quelques actions d’éclat qui ont marqué sa première année de mandat, notamment la libération des prisonniers politiques et d’opinions, la libéralisation des activités politiques, la libération de la parole et des opinions, la relance de plusieurs entreprises publiques, la réhabilitation et la modernisation de quelques infrastructures de base, à Kinshasa comme en provinces, dans le cadre de son programme d’urgence des 100 jours, rappelle le quotidien.