Tshopo : accalmie à Basoko, après les échauffourées entre la population et une société chinoise


Le calme est revenu lundi 24 février dans la soirée dans la cité de Basoko, chef-lieu du territoire portant le même nom, dans la province de Tshopo. La journée de lundi était particulièrement agitée, à la suite d’une marche de colère organisée par deux associations de jeunes, à Basoko, cité située à environ 300 Km de Kisangani, en aval du fleuve Congo.

La manifestation avait pour but de dénoncer les activités minières de la société chinoise Xiang Jiang Mining dans la rivière Aruwimi.

Selon un représentant des jeunes, il est inadmissible que ces Chinois, arrivés à Basoko, il y a deux semaines, cherchent à mener des activités minières dans leur entité sans en avoir préalablement informé la population locale.

Ils ont alors mobilisé au moins cinquante pirogues à pagaie et motorisées pour contraindre la drague et les membres d’équipage à rebrousser chemin alors qu’ils se rendaient dans le secteur de Bangelema Mongandjo, site choisi pour mener leurs activités minières.

L’administrateur du territoire assistant de Basoko, Sabrine Dako, parle d’un mal entendu dû au fait que les Chinois étaient pressés d’entreprendre la prospection minière dans ce secteur ; alors qu’il aurait fallu d’abord sensibiliser la population locale pour le besoin de la cause. 

Par ailleurs, les Chinois et leur drague ont été conviés à regagner la rive gauche du fleuve Congo à Lokutu, juste le temps d’apaiser les esprits en surchauffe.

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