Mbandaka : deux ans après la mort d’Éric Bolokoloko, la famille attend toujours réparation

Le mouvement citoyen Filimbi a organisé mardi 25 février une messe en mémoire d’Éric Bolokoloko, ce jeune homme de 21 ans tué il y a 2 ans par un policier, lors de la marche pacifique initiée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

Aujourd’hui, ses parents continuent de réclamer que justice soit faite.

Malgré la procédure en flagrance et les dommages et intérêts de 150 mille dollars, infligés au meurtrier solidairement avec l’État congolais, le père de la victime Adrien Bolokoloko continue jusque-là à attendre cette réparation :

« Nous, la famille, avons l'envie qu'on nous paie ces dommages et intérêts-là. Puisque l'enfant n'est pas mort comme une poule, il est mort plutôt en héros, en martyr. Il a versé de son sang pour le pays, il convient que nous ses parents, nous en bénéficions. Je souhaite que le Chef de l’État Félix Tshilombo Tshisekedi qu'il s'implique afin de nous indemniser, tel qu'il convient selon la loi. J'en appelle aussi au gouverneur Bobo Boloko, qui est avec nous », a-t-il déclaré.

Selon le coordinateur du mouvement citoyen Filimbi dans la province de l’Equateur Chilassy Bofumbo, la messe dite en l’église Saint Paul Apôtre de Mbandaka III, entre dans la série d'actions menées par son mouvement, notamment, rendre hommage à tous les ‘’héros’’ tombés sur le champ de bataille en vue de l'alternance politique.

« Nous voulons que la population congolaise, en général, et celle de la ville de Mbandaka, en particulier, sache que cette alternance est le fruit de plusieurs sacrifices, au prix du sang, tortures, emprisonnement, décès, etc. Et nous exigeons que la justice soit faite en mémoire de nos frères qui ont perdu leurs vies pour l'amour de ce pays », a déclaré Chilassy Bofumbo.

Le membres du mouvement Filimbi/Equateur compte effectuer une visite à la tombe d’Éric Bolokoloko le week-end prochain.

Le dimanche 25 février 2018, les marches des chrétiens catholiques au sortir des messes pour réclamer les élections avaient été brutalement dispersées par la police à Kinshasa et en provinces faisant plusieurs victimes.  

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