Nord-Kivu : plus de 26 000 familles des déplacés vivent dans des conditions difficiles à Masisi


Plus de vingt-six mille familles des déplacés internes vivent dans des conditions difficiles dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu. Dans une intervention faite dimanche 12 avril à Radio Okapi, le mouvement de la Dynamique des jeunes pour la paix et le développement indique que ces personnes manquent de tout. Ils n’ont ni nourritures, ni habits, ni médicaments, et dorment par centaine dans des salles des classes ou dans des camps des déplacés.

Ces familles vivaient dans les camps des déplacés de Bibwe, Bweru et Mpati dans la chefferie de Bashali, en territoire de Masisi. Elles ont fui les affrontements des groupes armés dans leurs milieux d’origine, a indiqué le délégué exécutif de cette Dynamique, Baudouin Ntasubi.

« Dans notre chefferie de Bashali, nos populations continuent à fuir leurs milieux respectifs entres autres Luhanga kikowa, Kalembe, Bibwe et ailleurs. Ils s’entassent dans des camps de déplacés à Mpati et les autres s’entassent dans des camps de déplacés à Bweru mais sans suivi et sans espoir de vie parce qu’il y a un problème sérieux, ils sont exigés de payer des taxes alors ces taxes qui sont exigées par le NDC-Renové font que nos populations puissent souffrir », a-t-il dit.

Selon Baudouin Ntasubi, ces personnes vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Ils sont soumis au payement obligatoire des taxes illégales imposées par le NDC-rénové dans le groupement de Bashali-Mokoto.

Pour lui, ces déplacés n’ont ni nourritures, ni médicaments et vivent à la merci des intempéries.

« Ils vivent dans des conditions vraiment critiques sans abris provisoires sans vivres, sans médicaments mais, il y a des enfants qui meurent. Il y a de nos mamans qui continuent à mourir par la malnutrition, des enfants qui meurent par manque des soins, donc il suffit que vous soyez attrapé par la diarrhée donc c’est un problème parce qu’il n’y a pas des médicaments », a déploré M. Ntasubi.

Il a indiqué que 300 ou 400 personnes personnes vivent dans une salle de classe ou dans des camps des déplacés.

« Que les décideurs puissent voir dans quel angle, ils peuvent vraiment aider la population à restaurer la paix », a plaidé Baudouin Ntasubi.

Pour leur part, les autorités territoriales affirment avoir alerté les autorités compétentes ainsi que les organisations humanitaires en province sur les exactions dont sont victimes ces milliers de familles.

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