Nord-Kivu : la population déplore l’absence de l’autorité de l’Etat entre Masisi et Rutshuru

L’autorité de l’Etat est absente dans une grande partie de la zone de Kitshanga et ses environs, située à cheval entre les territoires de Masisi et Rutshuru dans le Nord-Kivu. Les délégués de la société civile des chefferies de Bashali et Bwito ont dénoncé cette situation, jeudi 23 juillet à Kitshanga, à l’ouverture d’un atelier d’évaluation du projet de stabilisation exécutés par la MONUSCO et le programme STAREC (programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés), depuis 2017.

Dans la chefferie des Bashali, par exemple, les Forces armées de la RDC ne contrôleraient que l’axe routier principale allant de Sake-Kitshanga-Mwesso jusqu’à Pinga, le reste étant sous occupation des groupes armés.

Alors que cette situation crée une confusion dans le milieu, le président de la société civile de cette entité, Tobilwakyo Kahango, estime que la population civile n’en supporte plus les conséquences sur le plan socio-sécuritaire.

« Nous estimons que le gouvernement devrait fournir des efforts pour regagner la confiance des populations. Parce que, maintenant, les populations voient seulement le personnel de l’Etat venir percevoir les taxes, et les groupes armés, eux aussi, font la même chose, percevant les taxes, et l’armée loyaliste aussi fait la même chose. On se demande si les groupes armés sont devenus aussi les fonctionnaires de l’Etat », s’interroge Tobilwakyo Kahango.

Parmi les groupes armés qui occupent une vaste zone des chefferies de Bwito, territoire de Rutshuru, et Bashali, territoire de Masisi, ces sources civiles citent notamment les APCLS de Janvier Kalahiri, le NDC-Rénové, les FDLR, les Mazembe et la constellation des groupes CMC\Nyatura.

Si l’appui des partenaires dans le processus de stabilisation de la zone, à travers ce programme MONUSCO-I4S-STAREC, essaie d’atténuer l’impact de cette situation, les acteurs de la société civile des deux chefferies estiment que seuls les efforts du gouvernement pourraient apporter une solution plus durable.

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