Kasaï : il y a une «accalmie» mais pas encore une «paix véritable», estime l’ONG TDH

La paix est un processus qu’il faut construire dans le temps, soutient Alain Tshimbalanga, responsable de l’ONG Travail et droits de l’homme (TDH) spécialisée dans la gestion des conflits. Selon lui, le Kasaï n’a pas encore vraiment retrouvé la paix après les violences de 2016 et 2017.

A l’occasion de la journée internationale de la paix célébrée ce 21 septembre, il note que les questions de pauvreté, de chômage des jeunes, de conflits de terre sont autant de problèmes qui doivent trouver des solutions pour que le processus vers une paix véritable aboutisse dans cette région du Centre du pays.

« La paix est un processus qui se construit. Nous avons recouvert l’accalmie mais il faut y travailler sérieusement pour atteindre une véritable paix, parce que ceux qui se sont battus sont en train de revendiquer chaque jour des réparations. Il y en a même qui demande que la justice intervienne. Donc, nous ne pouvons pas dire que nous sommes arrivés déjà au produit fini qu’est la paix », explique M. Tshimbalanga.

D’après lui, même lorsque le Kasaï était «réputé être une oasis de paix», les «piliers qui sous-tendent la paix n’étaient pas solides». Il cite notamment la pauvreté, le chômage des jeunes et les conflits de terres comme les principales menaces à la paix.

«Les gens se battent à la recherche des terres arables. Vous avez vécu le cas à la limite entre le territoire de Dibaya [Kasaï-Central] et Kabeya Kamwanga [Kasaï-Oriental]. Les gens estiment qu’ils sont abandonnés [par] les régimes successifs. Il n’y a pas d’encadrement des jeunes aux métiers. Regardez tous ces jeunes-là, qu’est-ce qu’on peut faire d’eux parce que s’ils n’ont rien, s’ils ne sont pas encadrés, [certains] peuvent les mobiliser [dans des entreprises] de violence», conclut le responsable de l’ONG TDH.

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