Félix Tshisekedi aux gouverneurs : « Les actes de sabotage de nouvelles politiques publiques ne seront ni tolérés ni impunis »

« Les actes de sabotage de nouvelles politiques publiques que je compte impulser pour le reste de mon quinquennat, ne seront ni tolérés ni impunis. Désormais, la mise en œuvre de mon programme et ceux des gouvernements provinciaux sera suivie et évaluée trimestriellement afin de nous assurer que nos politiques publiques retenues et planifiées dans les différents secteurs de la vie nationale, améliorent les conditions de vie de notre peuple », a averti Félix Tshisekedi le 28 décembre.  Il s’adressait aux chefs des exécutifs provinciaux, à l’ouverture de la conférence de gouverneurs.

Le chef de l’Etat a aussi rappelé que seules les institutions nationales, à savoir : le Président de la République, le Parlement (Assemblée nationale et le Sénat), le Gouvernement ainsi que les Cours et Tribunaux, exercent l’exclusivité des missions et prérogatives en vue de l’unité du pays :

« A ce titre, est notamment interdite toute participation d’un gouverneur de province à toute entreprise susceptible de mettre en danger, de suspendre ou d’interrompre dans notre pays l’Etat de droit, son indépendance, sa souveraineté, son unité, son indivisibilité, son caractère social, démocratique et laïc, notamment par la mise en place de ses propres forces de défense nationale ou de sûreté extérieure. C’est ainsi que sera sanctionnée avec sévérité toute tentative de déstabilisation de l’unité du pays à partir d’une gouvernance provinciale, quelle qu’elle soit ».

Assurer la stabilité des institutions provinciales

Le Président Tshisekedi recommande aux gouverneurs de provinces et les membres des Assemblées provinciales d’orienter leurs choix, actions et surtout leurs décisions dans le sens de l’intérêt des populations de leurs provinces respectives et non pas pour sauvegarder des intérêts individuels, politiques ou sectaires.

« L’Union Sacrée de la Nation se veut justement, comme vous l’avez suggéré, de sécuriser, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, la fonction de gouverneur de province, représentant de la haute autorité en province, contre les diverses velléités infondées de déstabilisation par les députés provinciaux, dans le but d’assurer la stabilité des institutions provinciales en vue de booster le développement à la base », a soutenu M. Tshisekedi.

Selon lui, « le peuple congolais est fatigué des discours politiques. Il tient à la réalisation de son bien-être par une politique volontariste qui tient compte de ses aspirations au progrès social ».

Pour y arriver, propose le chef de l’Etat, « nous nous devons, en sus des demandes spécifiques déjà énoncées, de raffermir notre démocratie, de consolider l’Etat de droit et la bonne gouvernance, de procéder à la relance de la construction des infrastructures publiques de notre pays. Nous devons abandonner les pratiques honteuses de corruption et de détournement des deniers publics qui retiennent le décollage de notre pays ».

Il rappelle aussi qu’aucun individu ou groupe d’individus ne pourra prendre en otage l’Etat ou les provinces, pour s’en attribuer seul l’exercice du pouvoir d’Etat, et par-delà se permettre de se partager à eux seules toutes les opportunités et autres ressources ainsi générées.

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