Sud-Kivu : commémoration des massacres de Makobola

La population de l’espace Fizi-Itombwe commémore, pour deux jours depuis mardi 29 décembre, les massacres de Makobola et de ses environs. Plusieurs personnalités, dont une équipe de la présidence de la République, ont fait le déplacement pour prendre part aux activités qui se déroulent sur place à Makobola 2, dans le territoire de Fizi.

Pour la première journée, les exposés se sont focalisés sur trois thèmes-conférences : « Quid du rapport Mapping et les massacres à l’Est de la RDC ? ; le traumatisme et la prise en charge psycho médicale des rescapés ainsi que les mécanismes de prévention contre les massacres et la cohabitation pacifique. »

Les organisateurs se sont référés au rapport Mapping pour que plus de ressources soient consacrées à la prise en charge des victimes d’atrocités ; non seulement pour le cas de Makobola et de ses environs, mais aussi pour les autres massacres survenus sur l’espace Fizi-Itombwe, à Kasika, Lemera, Katogota et Mutarule…

Le responsable de l’ASBL Mwalo, le professeur Obedi Nyamangyoku, souligne que cette commémoration est « un moyen pour le peuple Bembe d’exercer son devoir de mémoire par des symboles, actes et initiatives pérennes, afin que de telles calamités ne se reproduisent plus ;  de recourir aux instruments de justice transitionnelle pour bâtir le chemin de la réconciliation et de la paix ; et d’obtenir de la communauté internationale et des Nations unies en particulier le soutien à l’initiative visant l’établissement d’un tribunal international et des chambres spécialisées mixtes en RDC. »

Les trois thèmes de conférences de ce mardi ont été entrecoupés par des témoignages des rescapés venus de partout à travers la province. Une visite des fosses communes a été effectuée au pied des montagnes surplombant Makobola.

Ces massacres étaient survenus la nuit du 30 au 31 décembre 1998 en pleine rébellion du RCD/Goma. Plusieurs centaines de civils avaient été tués à coup de machette et d’autres brulés vifs dans leurs habitations par les rebelles, pour complicité avec les Maï-Maï.

 

 

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