Agence congolaise de presse : « Le Chef de l’Etat prend une série de mesures conservatoires à la suite de la démission du gouvernement Ilunkamba »

Revue de presse du lundi 1er février 2021.

Les journaux et médias en ligne congolais parus lundi 1er février s’intéressent à la démission du Premier ministre, Sylvestre Ilunga, et les mesures conservatoires prises par le Chef de l’Etat.

Des mesures, explique l’Agence Congolaise de Presse, à l’intention des membres du gouvernement démissionnaire, des dirigeants des sociétés commerciales du Portefeuille de l’Etat, des établissements et services publics de l’Etat et des secrétaires généraux des administrations publiques, leur enjoignant d’expédier les affaires courantes. L’ACP cite un communiqué de la Présidence.

Et dans le lot de ces mesures reprises dans ce communiqué signé par Nyembo Mbwizya, le nouveau directeur de Cabinet du Président de la République, figurent notamment : la suspension jusqu’à nouvel ordre des recrutements, des nominations, des promotions et mouvement du personnel à tous les niveaux ; la suspension jusqu’à nouvel ordre, des paiements de toutes dépenses publiques autres que celles liées aux charges du personnel ; la suspension des missions à l’extérieur du pays pour tous les membres du gouvernement ainsi que le personnel de leurs cabinets, sauf les déplacements liés à certains dossiers spécifiques pour lesquels les demandes d’autorisation seront examinés au cas par cas ainsi que l’interdiction de recourir aux opérations de cession, de transfert et d’aliénation des actifs de l’Etat.

Ces mesures, renchérit le quotidien La Tempête des Tropiques, interviennent alors que Sylvestre Ilunga ilunkamba a déposé le vendredi 29 janvier dernier, sa lettre de démission et celle de son Gouvernement auprès du Chef de l'Etat.

Le quotidien rappelle que l'homme a été destitué par les députés nationaux, à l'issue du vote organisé suite à la motion de censure initiée contre lui et son équipe gouvernementale.

Jeune Afrique estime que ce n’est ni plus ni moins un pari réussi pour Felix Tshisekedi pour son Union Sacrée de la Nation. Et dans la perspective du nouveau gouvernement, que de défis à relever !

Le quotidien Le Potentiel parle du social, de l’économie, la sécurité et surtout la sante. Des défis qui ne peuvent être relevés, estime le Potentiel, qu’en rationnalisant les dépenses publiques, comprime le gouvernement ne dépassant pas plus de 40 membres.

Un gouvernement en majorité « technocrates » pour relever la série de défis majeurs qui demeurent toujours pressants. Donc, pour le confrère qui signe cet article, après la déchéance puis la démission du gouvernement de coalition dirigé pendant 15 mois par le Premier ministre pro Kabila, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, l’heure est au redimensionnement des mesures. Félix Tshisekedi doit ainsi imprimer, selon son propre vœu, le réalisme pour réduire le train de vie de l’État. Et à l’Assemblée Nationale, avec 391 députés identifiés et acquis à sa cause, l’Union Sacrée de la Nation est désormais majoritaire.

Avec une telle assurance, fait remarquer le quotidien la Tempête des Tropiques, la nomination d'un Premier ministre et la formation du prochain gouvernement ne seraient plus qu'une question de jours. 391 députés sur 500, c'est ce qu'a indiqué le jeudi 28 janvier l'Informateur Modeste Bahati Lukwebo, à l'issue de son entrevue avec le Président de la République, Félix Tshisekedi.

L'Union sacrée de la Nation dispose donc, pointe la Tempête des Tropiques, d'une large majorité à la Chambre basse du Parlement, en vue de faire entendre sa voix au sein de cette institution où d'importantes réformes liées à l'organisation de prochaines élections prévues en 2023 seront débattues dans les mois à venir. L’Assemblée nationale ou il faudra d’abord élire un Bureau définitif. A en croire le quotidien la Tempête des Tropiques, le ticket de l'Union Sacrée de la Nation au Bureau définitif est déjà connu, dont l'élection aura lieu le mercredi 03 février 2021. Vendredi dernier, au Palais du peuple, siège du Parlement, ces candidats constituant le ticket de l'Union Sacrée de la Nation se sont fait accompagner de Modeste Bahati Lukwebo, informateur choisi par le Président de la République, et ont à cette occasion déposé leurs candidatures aux différents postes du Bureau définitif de la Chambre basse du Parlement.

Les candidats de l'USN à ces postes sont notamment Christophe Mboso du regroupement ABCE, pour le poste de président du Bureau, Jean-Marc Kabund de l'UDPS/Tshisekedi, pour le poste de 1er vice-président, Vital Banyewensize de l'AFDC-A, candidat à la 2ème vice-présidence de la chambre basse du parlement et Joseph lembi Libula, du MLC (parti de Jean-Pierre Bemba Gombo), candidat au poste de rapporteur, tandis que le poste de rapporteur adjoint, renseigne la Tempête des Tropiques, est réservé à l'opposition.

Et Christophe Mboso, c'est sans nul doute la surprise du chef. A en juger par la mine des convives, constate le quotidien Forum des As, le plat est exquis.

Pleins feux sur un candidat qui rassure à la fois l'initiateur de l'Union sacrée de la nation et la nouvelle majorité parlementaire, Forum des As le qualifie de parfum de sagesse et d'expérience au perchoir de l'Assemblée nationale. Pourquoi pas ? s’interroge le quotidien. Surtout en ce moment où l'Hémicycle respire au rythme de la requalification de la majorité parlementaire.

Un remodelage qui s'impose comme condition sine qua non pour la réorientation de l'action gouvernementale. Mais, s’inquiète le quotidien Forum des As, il y a des candidats indépendants écartés au profit du ticket de l’Union Sacrée de la Nation. Oui, avant même qu’ils ne puissent plonger leurs bulletins dans l’urne, rapporte Forum des As, les noms et les postes de ceux qui composeront ledit bureau sont déjà connus. Cependant, prévient le quotidien, la désignation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement risque de causer des fractures dans les états-majors politiques. La faute, critique le quotidien Forum des As, c’est à l’interprétation qu’il qualifie de sélective des arrêts de la Cour constitutionnelle. Car les candidats indépendants voient, tout simplement, leurs dossiers écartés au profit du seul ticket de l’Union sacrée pour la nation.

Alors que pour la Haute Cour, l'élu reste maître de ses opinions au sein de l'Assemblée nationale et de ses appartenances politiques au sein de celle-ci. Aucun intermédiaire entre la nation et lui ne devant s'interposer. Ainsi, la règle de nullité du mandat impératif donne lieu à celle de la liberté d'exercice du mandat par le parlementaire", insiste-t-elle.

Ainsi donc, conclut Infocongo.net, sur les 38 candidatures enregistrées, ne restent que des candidats uniques à chaque poste à pourvoir, dont celle de Mboso Nkodia Mpuanga, candidat à sa propre succession, au détriment du candidat indépendant Jean Kimbunda.

D’autres candidats indépendants comme Jacques Ndjoli, ou Kokonyangi, se sont vus également évincés des listes. Seul le poste de rapporteur adjoint, laissé à l’opposition, fait exception avec deux concurrents. Ces candidats invalidés vont en appel à l'Union interparlementaire, renseigne Ouraganfm.cd.

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