Exacerbée par l’insécurité à Mbandaka, la société civile exige le départ du commissaire provincial de la police


La nouvelle société civile, dont les membres sont des conducteurs de taxis-vélos et motos, a organisé lundi 22 mars devant la mairie de Mbandaka, un sit-in en vue de réclamer le départ du commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC)/ Equateur. En cause : l’insécurité galopante enregistrée ces derniers temps au chef-lieu de la province. Mais, l’incriminé rejette la balle aux autorités politico-administratives, qui, selon lui, n’apportent aucun appui logistique à ses éléments pour traquer les malfaiteurs.   

« Trop, c’est trop ! », on pouvait lire sur la banderole affichée par la nouvelle société civile devant la mairie. Celle-ci a dénoncé la « complicité de la police nationale avec les bandits qui volent, violent et pillent avec des armes de guerre et tenues policières. »  

Un des manifestants a expliqué : 

« La nouvelle société civile congolaise, coordination de l’Equateur tient à dénoncer : 1. Non-encadrement de 320 nouvelles recrues de la PNC, qui causent des viols, vols à main armée et pillage à l’endroit de la population de l’Equateur ; 2. La complicité des policiers en armes, qui opèrent la nuit avec des (NDLR : bandits) Kulunas. »  

Dans le mémo remis au maire, les manifestants ont formulé neuf griefs contre le commissaire provincial de la PNC/Equateur, Augustin Aochi, et exigé son départ. Mais ce dernier parle d’une campagne injustifiée contre sa personne. Il accuse plutôt le gouvernement provincial de ne remettre aucun appui logistique permettant à son institution de sécuriser la population et ses biens :  

« Leurs dirigeants (NDLR : gouverneur de province et maire), ce sont eux qui gèrent des moyens, ce sont eux qui freinent tout. Moi, je n’ai pas de moyens, je suis là un simple exécutant. Si on me donne des moyens, je fais du travail. S’il n’y a pas de moyen, je fais ce que je peux faire. Ce sont des arguments qui ne tiennent pas. Puisqu’il n’y a pas une guerre sans logistique ! »  

Entre-temps, les jeunes et d’autres structures citoyennes se préparent aussi à organiser leurs marches contre ce regain d’insécurité dans la ville.  

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