Kinshasa : début de négociations entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan sur les eaux du Nil​

Une conférence ministérielle sur le barrage de la renaissance s’ouvre ce dimanche 4 avril à Kinshasa. Il s’agit de ce grand projet de l’Ethiopie, presque achevé, consistant en la construction du plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Un barrage qui capte les eaux du fleuve Nil, dont la gestion constitue une pomme de discorde entre trois états notamment l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan.  Depuis des décennies, plusieurs négociations pour éviter un embrasement de la situation n’ont toujours pas abouti au résultat escompté : la fin de la mésentente. D’où cette initiative de l’actuel président de l’Union africaine, Félix Antoine Tshisekedi.

Depuis le Caire après son entretien avec le président égyptien, juste quelques jours avant sa prise de fonction comme président de l’Union africaine, Félix Tshisekedi annonçait en quelque sorte cette rencontre qui s’ouvre ce dimanche à Kinshasa. Durant son séjour au Caire, le président égyptien, Abdel Fatah Al Sisi, l’avait interpellé sur la question de cette gestion des eaux du fleuve Nil.

Par la suite, l’Éthiopie ainsi que le Soudan ont dépêché tour à tour leurs émissaires à Kinshasa toujours sur la même question. En début mars de cette année, l'Égypte et le Soudan ont proposé la formation d'une médiation quadripartite, dirigée par la République démocratique du Congo (RDC) pour relancer les négociations sur le barrage que construit l'Éthiopie sur le Nil. 

L'Union africaine, les Nations unies, l'Union européenne et les États-Unis ont ainsi été désignés pour faire partie de ce quartet international, dont la mission sera d'arbitrer les pourparlers. 

Pour Addis Abela, le barrage de la Renaissance est essentiel à son développement économique et à son électrification. De leur côté, Khartoum et Le Caire, pour qui la dépendance au fleuve Nil est estimée à 97 % pour ce qui est de leur approvisionnement en eau, craignent que la digue ne restreigne leur accès à cette ressource vitale.  

Ainsi donc au vu des positions tranchées de chaque Etat et du risque de confrontation, plusieurs dirigeants et organisations au niveau africain et international conseillent la voie de négociation pour aboutir à une coopération entre les Etats impliqués.

Cette rencontre ministérielle de Kinshasa est donc de tous les enjeux quant à l’issue de ce conflit latent. Déjà samedi, des délégations sont arrivées à Kinshasa et les salles de réunion étaient en plein aménagement.

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