Beni : ceux qui appellent les jeunes à s'attaquer aux biens publics et aux humanitaires doivent être arrêtés (Société civile)

 

« L’Etat doit s’imposer et doit asseoir son autorité », recommande le président de la société-civile de la ville de Beni, Kizito Bin Hangi. Ce dernier qui appelle à l’arrestation de toutes les personnes considérées comme des tireurs des ficelles et qui incitent les jeunes à s’attaquer aux biens publics, aux humanitaires, agences du système des Nations unies et à la MONUSCO.  

Kizito Bin Hangi souligne que si les manifestations sont garanties par la constitution, il faut éviter de tomber dans les infractions individuelles : 

« Les manifestations publiques sont garanties dans notre constitution. Mais, il nous revient en tant que citoyens, en tant que jeunes de s’exprimer en restant dans le respect de la loi pour éviter de tomber dans les infractions individuelles. Mais, lorsque tout en faisant ces manifestations nous violons les droits des autres, nous commettons également des infractions et des erreurs ».   

Il appelle aussi l’Etat à éradiquer tous les groupes armes dans la région de Beni.  

« Nous voudrons également demander aux services de sécurité, surtout au maire de Beni, d’activer ses services surtout des renseignements aux fins de dénicher ceux qui attisent, les tireurs de ficelles, ceux qui sont en train de demander aux gens de s’en prendre aux biens publics, de s’en prendre aux ONG, d’aller s’attaquer à la MONUSCO. Ces gens doivent être détectés pour qu’ils répondent de leurs actes », recommande Kizito Bin Hangi. 

La situation est tendue ce lundi 5 avril dans les villes de Beni et Butembo (Nord-Kivu) à la suite des manifestations projetées par les groupes de pression ainsi que les mouvements citoyens pour réclamer le retour de la paix dans la région.

Certaines associations locales avaient appelé le week-end dernier la population à la désobéissance civile et à s’attaquer aux personnels de la MONUSCO, des agences du système des Nations unies et des ONG internationales pour ainsi troubler l’ordre public dans les deux villes.

C’est dans ce contexte que l’auditorat militaire supérieur près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu basé à Beni a lancé dimanche 4 avril des mandats d’amener contre Fiston Isambiro, leader du groupe de pression «La Veranda Mutsanga », et tous les membres de de son comité.

 

 

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