Matadi : la REGIDESO demande des matériels additifs pour desservir la ville

La REGIDESO a besoin d’un floculateur et de deux filtres, pour résoudre le problème de la pénurie d’eau observée depuis plus de cinq mois dans la ville de Matadi (Kongo-Central). Le directeur provincial de cette entreprise qui dessert de l’eau potable en RDC, Julien Masirika, l’a déclaré vendredi 14 mai, à l’issue de la visite des installations de la REGIDESO par le gouverneur de province Atou Matubuana.

« Le premier problème se pose au niveau de la floculation. Le floculateur qui est là de 800 m3 devient insuffisant. Il faudrait aussi qu’on ajoute deux autres filtres », a plaidé Julien Masirika.

L’usine fleuve de la REGIDESO Matadi a une capacité de production de 39 600 par jour, mais présentement par manque d'un floculateur et du filtre de plus, cette usine ne produit que 26 000 m3 par jour pour servir plus d'un million d'habitants.

La floculation est effectuée dans des enceintes, munies de systèmes d’agitation, appelées floculateurs. Suivant les applications ou les fluides à traiter, le système d’agitation, le volume du réacteur et l’énergie dis­sipée sont différents explique le site Internet Suezwaterhandbook.fr

Recevant des eaux préalablement coagulées, le floculateur est caractérisé par son gra­dient de vitesse (G), son temps de contact et les vitesses locales extrêmes des mobiles et des fluides, vites­ses qui ne doivent pas créer sur les flocs des forces de cisaillement susceptibles de les re-disperser, ajoute la même source.

Après sa visite dans les installations de la REGIDESO, le gouverneur Atou Matubuana a promis son implication pour réduire tant soit peu la misère de la population.

Il appelle aussi la population à payer les factures de la REGIDESO pour lui permettre de bien fonctionner.

Des observateurs indiquent que la solution durable à ce problème de pénurie d’eau potable serait la mise en exécution de la deuxième phase du projet d’amélioration de desserte en eau potable (PMU), sur financement de la Banque mondiale.

En effet, les 3 500 branchements sociaux dans le cadre de la première phase du projet d'alimentation en eau potable en milieu urbain que finance la Banque mondiale, constituent le nœud de problème lié à la pénurie d'eau dans la ville de Matadi.

La deuxième phase, qui devrait normalement être exécutée en aval, nécessite un financement de 7 millions de dollars. Cette phase consistera à agrandir les usines de captages et de nettoyage d'eau basées à Matadi, en vue d'accroître la production d'eau.

Dans cette visite, Atou Matubuana s'est fait accompagner du ministre provincial de l’Energie Guylain Panzu et de deux élus de Matadi.

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