La République : « CENI : la haute bagarre ! »

Revue de presse du lundi 26 juillet 2021

La question relative à la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) préoccupe les journaux parus lundi 26 juillet à Kinshasa.

Le contrôle de la CENI, en RDC, rime avec triomphe aux élections à tous les niveaux, fait remarquer La République. Voilà pourquoi, « les biceps sont déployés désormais par les hommes politiques en course dans les élections qui s’annoncent dans les tout prochains jours. Au centre des enjeux, le contrôle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), autorité de gestion des scrutins dans ce pays ».

Ainsi, poursuit le journal, en ce moment où les confessions religieuses entendent sortir le nom du prochain président du Bureau, tous les coups seraient permis. Les personnalités politiques recourent à tous les subterfuges pour s’assurer du contrôle de ce dernier, en dépit des précautions prises pour réduire ses prérogatives.

En attendant l’issue, le secrétariat technique de l’Assemblée nationale chargé de l’organisation de la désignation des acteurs de la CENI a publié les noms des potentiels candidats présidents le samedi 23 juillet. Il s’agit de :

1- Dénis Kadima, kimbanguiste

2- Sylvain Lumu, musulmans

3- Madjaliwa Shabani, musulman

4- Roger Bimwala, salutiste

5- Cyril Ebotoko, catholique

6- Daniel Kawata, protestant

« Faute de consensus, les catholiques craignent le vote » pour trouver le successeur de Corneille Nangaa à la tête de la CENI, indique L’Avenir.

« Si les hommes de l’église pensent à une fumée blanche ce mardi 27 juillet, certes, l’issue ne sera pas du tout facile. Et ce, dans un contexte où certains leaders religieux dénoncent déjà des menaces et intimidations à leur endroit. Est-ce une fuite en avant pour ne pas cautionner tout ce qui va se passer après? », s’interroge le quotidien.

Après le feuilleton Malonda, les cœurs battent toujours pour la succession de Nangaa. « La rue est calme mais aux aguets, tout le monde est en attente du mot d’ordre, soit pour soutenir, soit pour contester le choix de l’Eglise pour diriger la CENI. Mais avec la dynamique actuelle, il est difficile de vivre ce spectacle de destruction puisque pour les leaders religieux, il faut tirer la leçon du passé », poursuit le tabloid.

A ce sujet, « Lamuka appelle à la réunion de toute les parties prenantes », rapporte Forum des As. Dans une correspondance datée du 23 juillet, adressée au Speaker de l’Assemblée nationale, le Coordonnateur de la plateforme LAMUKA appelle à la réunion de toutes les parties prenantes pour s’accorder sur "les réformes institutionnelles impératives en matière électorale en de l’organisation d’élections impartiales, crédibles et apaisées". Adolphe Muzito fait remarquer à Christophe Mboso que "la voie du diktat qu’il a choisie met à mal l’agencement constitutionnel de la RDC et l’expose à un processus électoral chaotique. Comme celui tant querellé de 2018 », pour le media.

Le coordonnateur de Lamuka répond aussi à la lettre du président de l’Assemblée nationale, émise le 14 juillet dernier, demandant à la plateforme de procéder à la désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), précise le quotidien.

Entre-temps, La Prospérité se pose cette question : « Combien d’années faut-il à la Céni pour organiser de bons scrutins ? » Le quotidien estime qu’au moment « où les composantes concernées s’apprêtent à désigner leurs membres respectifs pour la CENI (la bataille serait rude au niveau des confessions religieuses), il revient non pas aux candidats extérieurs - ils seraient une bonne dizaine à se déclarer pour la présidence de la Centrale électorale d’y répondre - mais aux techniciens maison d’édifier l’opinion sur cette préoccupation fondée ».

En effet, a deux ans et demi de l’échéance 2023 pour le mandat en cours de Félix Tshisekedi, tous les indicateurs sont éloquents : les élections générales - dont la présidentielle - ont peu de chances d’avoir lieu dans les délais constitutionnels. D’ailleurs, les Etats-Unis ont relancé la formule « à bonne date » qui veut simplement dire « dès que techniquement possible», fait remarquer le journal.

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