Butembo : le REDHO rapporte des violations des droits humains à l’auditorat militaire


Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) affirme avoir constaté plusieurs irrégularités et violations des droits humains en matière de détention au niveau de l’auditorat militaire, détachement de Butembo depuis l’instauration de l’état de siège en mai dernier.
Cette plateforme des ONG locales de défense des droits de l’homme l’a indiqué à travers un rapport de monitoring rendu public jeudi 16 septembre.

Le REDHO dit avoir monitoré ce cachot du parquet militaire durant trois mois. Le premier constat, c’est le surpeuplement de l’amigo. D’après le rapport, cela est dû au fait que depuis l’instauration de l’état de siège, tous les prévenus de Butembo et territoire de Lubero, dont les dossiers cadrent avec la matière pénale y sont orientés.
Le REDHO évoque également des irrégularités procédurales.

« Plusieurs détenus passent beaucoup de jours au cachot sans être auditionnés, alors que la loi prévoit qu’un détenu interpellé ne peut passer plus de 24 heures au cachot sans être auditionné. Il n’y a pas non plus un cachot spécifique pour femmes. Nous avons constaté également qu’il y a des personnes détenues irrégulièrement. Des gens qu’on retient en détention sans aucune pièce de détention, ce que condamne la loi », note le REDHO.

En plus de cela, cette plateforme des ONGs locales de défense des droits de l’homme décrit les conditions hygiéniques dans le cachot.

Le REDHO estime donc que toute l’installation du parquet militaire de Butembo mérite d’être délocalisée dans un endroit non seulement confortable, mais sur terrain propre de l’Etat. Il appelle ainsi à l’intervention des autorités compétentes et des partenaires :

« D’abord le parquet est dans une maison en location, construit dans sur un terrain marécageux. Quand il pleut, c’est toute la parcelle qui est inondée. De surcroit, des détenus qui sont enfermés dans une chambrette. Quand il pleut la nuit, ils restent dans l’eau. Il y a donc urgence que cet établissement soit délocalisé dans un endroit confortable ».

Le chef du parquet militaire détachement de Butembo a promis de réagir à ce sujet dès que possible.

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