Ituri : la situation humanitaire de 10 000 familles des déplacées se dégrade en raison de l’insécurité (Société civile)

 

La situation humanitaire demeure préoccupante et semble même s’être dégradée depuis ces deux dernières semaines dans les territoires d’Irumu, Djugu et Mahagi. Plus de dix mille familles ont déjà fui leurs villages après les attaques des groupes armés. 

Des mouvements des déplacés ont été observés depuis plus de deux semaines, lors de la première attaque du centre de Komanda au sud de Bunia par des combattants assimilés aux ADF, indique la coordination de la société civile de l’Ituri.  

Depuis, des familles entières vident progressivement cette localité et ses environs pour prendre la direction de Mambasa, Irumu, Marabo, Nyakunde, Kombokabo et Bunia. 

D’autres mouvements des personnes sont signalés depuis une semaine dans la région de Ngongo, Lipri et Mwanga, où se déroulent des combats entre les FARDC et la coalition des groupes armés FPIC et CODECO.  

Les populations de ces entités affluent vers la périphérie nord de Bunia, abandonnant tout derrière elles. Le jeudi 7 octobre, des milliers d’autres familles ont fui l’attaque de la CODECO dans trois villages vers Nyoka, dans le territoire de Mahagi. 

La société civile de l’Ituri alerte sur un « risque de crise humanitaire », dans la région et demande aux autorités de l’état de siège de rétablir rapidement la sécurité dans ces zones, afin de faciliter le retour des déplacés. 

« Les déplacés, il faut les rassurer, leur donner les vivres mais aussi la sécurité pour leurs permettre de retourner dans leur milieu naturel. Que les autorités de l'état de siège fassent de leur mieux pour mettre fin à ce mouvement de déplacement des populations ». 

La conseillère du gouverneur militaire de l’Ituri en charge des affaires humanitaires, Jeanne Alasha, déclare pour sa part que le gouvernement congolais se mobilise pour une intervention en faveur des déplacés : 

« Les autorités sont en train de se mobiliser ensemble avec les partenaires pour une action concertée. Que la population soit calme et qu'elle ne perde pas d'espoir. Les autorités sont conscientes de leur situation ». 

Pour la société civile de l’Ituri, des enfants en âge scolaire qui sont parmi ces personnes déplacées risquent de rater cette année scolaire, si rien n’est fait. 

  

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