Beni: la situation sécuritaire reste « inquiétante » à Bashu

La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la chefferie de Bashu, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu).  

Ce constat a été fait le mercredi 17 novembre par une mission conjointe d’évaluation composée de la MONUSCO et des autorités coutumières et militaires dans cette zone. 

Durant deux jours, cette délégation s’est rendue notamment dans la localité de Kisunga, qui avait été attaquée par des rebelles ADF le jeudi 11 et le vendredi 12 novembre. 

« Le constat est vraiment amer. Nous venons de constater que l’ennemi a brulé pratiquement la grande partie de l’hôpital, mais on a tout pillé, c’est vraiment triste. Ça fait très mal ! », a rapporté avec regret, le commissaire supérieur principal, Marcel Kaloni Shalunga, administrateur adjoint du territoire de Beni. 

Les quelques rares habitants qui sont restés à Kisunga ont affirmé qu’ils sont inquiets après l’incendie de leur hôpital.  

« Nous avons des vielles qui sont ici, nous avons aussi nos mères qui sont enceintes, pour leur santé, qu’est-ce que nous allons chaque fois faire pour les soigner vu que notre centre de sante santé vient d’être incendié ? », a interrogé un habitant, aux membres de la délégation. 

L’administrateur adjoint du territoire de Beni a promis l’incendie du centre de santé est parmi les problèmes à résoudre très rapidement : 

« La population de Kisunga ne sait plus où elle peut aller se faire soigner. C’est encore un problème que nous devons résoudre immédiatement ».  

Il a rassuré à la population que leur sécurité sera bientôt assurée par des policiers déployés très récemment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en vue d’apporter leur soutien aux Forces armées de la RDC, pendant cet état de siège. 

« Pour la chefferie de Bashu, d’ici là, il y aura un renfort de la police qui est arrivée. Il y aura des policiers même ici à Kisunga, ainsi que partout dans la région. L’armée de son côté est en train de s’engager davantage. D’un moment à l’autre, elle va mener d’autres offensives contre l’ennemi. La population peut encore nous faire confiance. Nous l’avons réconfortée pour qu’elle puisse commencer à regagner leur milieu », a ajouté, le commissaire supérieur principal, Marcel Kaloni Shalunga. 

Pacifier la région avec l’aide de la population 

Pour sa part, le chef de la délégation de la MONUSCO, Merault Ahouangansi, réaffirme la détermination de la mission onusienne avec les forces de sécurité congolaises à pacifier la région de Beni. Mais, les forces engagées contre l’ennemi, ont besoin de la collaboration de la population.   

« Comme vous le savez, la MONUSCO est toujours en appui, en accompagnement aux autorités. Nos efforts vont continuer. Il faut renforcer les mécanismes qui sont en place pour que nous puissions être informés à temps et mettre en place des mécanismes pour anticiper ce genre de situation », a indiqué, Merault Ahouangansi.     

Le bilan définitif de l’attaque de Bashu la semaine dernière a fait trente-huit morts, révèle le chef de la chefferie. 

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