Kinshasa : la pratique de musèlement des libertés est dépassée, dénoncent le CALCC et le MILAPRO

« La pratique de musèlement des libertés est totalement dépassée », a dénoncé, mercredi 24 novembre, Me Hervé Diakesse, porte-parole du Conseil de l'apostolat des Laïcs catholiques du Congo (CALCC) et le ministère des Laïcs protestants (MILAPRO). 

Il réagissait au mandat de comparution adressé au président du CALCC, Jean-Bosco Lalo, par le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe après le sit-in organisé lundi dernier devant les locaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). 

Me Hervé Diakesse affirme que cette pratique est un processus de criminalisation de l’action citoyenne et une erreur grave en démocratie. 

« Nous pensons avec tristesse que c’est une manœuvre d’intimidation d’une époque passée qui vise à criminaliser les revendications citoyennes qui sont de droit constitutionnel. Il n’y a aucune coïncidence entre le mandat qui s’exerce aujourd’hui et les réponses de la population qui manifeste son mécontentement dans la désignation par force de Denis Kadima [président de la Commission électorale nationale indépendante (ceni)]», a-t-il indiqué.  

Après le sit-in du CALCC et de MILAPRO, le président du CALCC, Jean Bosco Lalo a été convoqué par le parquet général de Kinshasa-Gombe. Il devra répondre à l’invitation de la justice, jeudi 25 novembre. 

Pour Me Diakesse, cela ressort d’une logique qui a prévalu lors des entretiens avec le gouverneur Gentiny Ngobila qui a voulu faire signer à Jean-Bosco Lola un document d’endossement de l’ensemble de tous les dégâts qui surviendraient lors de cette activité.

« Un document dont la légalité est totalement contestable et le caractère arbitraire établi. On se rend bien compte que c’était le début du processus de criminalisation de cette activité », a-t-il soutenu.  

 

 

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