Crise politique à l'Equateur : une frange de la société civile rejette le compromis trouvé sous l’égide du ministre de l’Intérieur


Une frange de la société civile de l'Equateur (SOCIPEQ) rejette en bloc le compromis signé le samedi 20 novembre entre protagonistes de la crise politique à l’Equateur, sous l’égide du vice-Premier ministre Daniel Aselo.

Dans sa déclaration faite mardi 23 novembre, le président de cette structure, Fabien Mungunza a indiqué que cet enragement ne tiendra pas.

La présidente du bureau d’âge à l'assemblée provinciale, Marie-Josée Molebo quant à elle, a déclaré que ce compromis a plutôt renvoyé dos à dos les protagonistes, en vue de permettre la sortie de la province du marasme actuel.
Par voie de presse, le président du bureau majoritaire Claude Buka aurait retiré sa signature du document.  

Certaines personnes demandent carrément que le Chef de l’Etat lui-même s’exprime clairement sur la crise qui perdure à l'Équateur, étant donné qu’il est le garant du bon fonctionnement de la nation.

Les protagonistes ont été réunis à Kinshasa autour du vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, en présence des sénateurs et députés nationaux de la province. Un compromis a été signé par toutes les parties prenantes, au terme duquel, il a été autorisé à tous les personnages de retourner dans la province.

Les gouverneur et vice-gouverneur, chacun à son poste. Cependant, vu le conflit interne au sein de l’organe délibérant, le bureau d’âge avait reçu mandat d’organiser des plénières, pendant 14 jours, afin de vider d’abord les questions pour lesquelles il a été mis sur pied.  

Rappel des faits 

Le 6 juillet 2021, l’assemblée provinciale de l’Equateur devait examiner et voter une motion contre le gouverneur de province Dieudonné Boloko Bolumbu Bobo. 

 C’était au cours d’une session extraordinaire convoquée sur demande de ce dernier en vue du vote de deux édits sur les finances. Le vote a eu lieu dans la cacophonie.  

Sur 21 députés que compte cette assemblée, la majorité des 14, dont le président du bureau permanent, a quitté l’hémicycle sous prétexte des menaces du gouverneur arrivé sur le lieu avant l’heure d’ouverture. Ils sont allés organiser le vote dans un bar. Les 7 députés minoritaires et non associés à ce vote ont crié au scandale. Ils se sont constitués en bloc au nom de la légalité afin de soutenir le gouverneur. 

Depuis ce vote controversé, la province traverse une crise persistante qui oppose les deux institutions provinciales.  

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