Jacques Djoli : L’acceptation des résultats dépend de la transparence de la cartographie des bureaux de vote

Votre émission hebdomadaire, Grande Interview de ce samedi 13 novembre 2021 reçoit le professeur Jacques Djoli, ancien premier vice-président de la Commission électorale nationale indépendante lors des élections de 2011, député national et co-auteur de la loi électorale dite la loi Lokondo.

Interrogé par Michel Kifinda Ngoy, le constitutionnalise Jacques Djoli nous parle des mécanismes de crédibilisation du processus électoral en cours après le manque de consensus dans la désignation des membres de la CENI.

Il apporte des propositions concrètes sur « que faire pour amener le bureau de la CENI à respecter le choix du peuple exprime dans les urnes et publier les résultats qui respectent la vérité des urnes ? »

A cette question, certains activistes de la société civile plaident pour la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote afin de faciliter à chaque candidat de vérifier la véracité des résultats publiées par le bureau de la CENI.

D’autres vont plus loin en proposant à ce que les résultats publiés par la CENI soient certifiées par les Nations-Unies et l’Union Africaine afin d’éviter de subir le choix du bureau de la CENI qui ne refléterait pas la vérité des urnes.

Cette deuxième proposition n’est approuvée par Jacques Djoli qui pense que la certification des résultats par les Nations-Unies est un schéma de méfiance. Pour lui il faut renforcer le schéma de confiance.

Il aborde aussi la question du seuil d’éligibilité qui divise sans doute la classe politique congolaise. Introduit dans la loi électorale de 2018, le seuil de représentativité a été fixé à 3% pour les élections provinciales et 1% pour les nationales.

Si le seuil a l’avantage de réduire le nombre des candidatures, il présente certains inconvenants notamment au niveau de l’attribution des sièges aux candidats mal-élus mais inscrit sur la liste des partis puissants.

Si le seuil est maintenu ou revu à la hausse dans la prochaine loi électorale, les candidatures indépendantes n’auront plus beaucoup de chance pour être élu alors que les grands partis et regroupement politiques se verront réconfortés.

Sur cette question, notre invité appelle la classe politique à lever les options. Pour lui, un seuil raisonnable permettra d’écarter les candidatures fantaisistes lors des prochaines élections.

Jacques Djoli a également abordé la problématique du mode de scrutin à la présidentielle.

Faut-il retourner à deux tours des élections présidentielles comme en 2006 ? là aussi, l’’ancien premier vice-président de la CENI invite la classe politique à lever l’option au niveau du parlement. Cependant, pour revenir aux deux tours, la révisions de la loi électorale seul ne suffit pas. Il faut avant tout procéder à la révision constitutionnelle.

Le Député Delly Sessanga avait déjà déposé depuis juillet 2019 une proposition de révision de la constitution ramenant la présidentielle a deux tours.

Pour Jacques Djoli, la proposition de loi électorale dite « la loi Lokondo » a déjà opté pour deux tours. Ecoutez donc le député nationale Jacques Djoli, co-auteur de la proposition de loi électorale Lokondo, interrogé ici par Michel Kifinda Ngoy:

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