Crise de carburant à Lubumbashi : les pétroliers continuent la rétention de stock en entendant les pourparlers avec le gouvernement

Les automobilistes de Lubumbashi sont inquiets face à la persistance de la vente à compte-goutte de carburant dans les stations-service du chef-lieu de la province du Haut-katanga. Interrogés vendredi 14 janvier par le reporter de Radio Okapi, certains ont affirmés que des grandes stations-services ont fermé leurs portes peu avant 16 heures locales, les obligeant à s’approvisionner auprès des revendeurs communément appelés Kadaffi. 

Cette situation s’observe depuis la semaine dernière. Devant plusieurs stations-service, les files des véhicules s’allongent. Les automobilistes qui attendent  d'être  servis en vain deviennent  impatients et anxieux.

Plusieurs d'entre eux sont obligés de s’approvisionner chez les Kadaffi qui revendent un litre d’essence à 3000 francs congolais (1.5 USD) voire plus, alors que dans les stations-services, les automobilistes l’auraient eu à 2100 francs congolais (1.1USD).

A la suite de cette pénurie de carburant, les chauffeurs des taxis et taxis bus ont revu à la hausse le prix de la course qui est passé du simple au double.

Les pétroliers disent attendre toujours la publication, par le gouvernement, de la nouvelle structure des prix; ce qui les éviterait à travailler à perte.  Ces derniers estiment que les prix des produits pétroliers devraient être revu à la hausse dans cette région, à cause des difficultés que connait ce secteur.

Faisant suite à la demande d’audience formulée par la fédération des entreprises du Congo groupement du Haut-Katanga auprès du premier ministre pour parler des difficultés du secteur pétrolier dans la zone sud, le ministre de l’économie nationale a convoqué pour mardi 18 janvier une réunion avec le banc pétrolier.  Un seul point est inscrit à l’ordre du jour à savoir, la révision de la structure des prix des produits pétroliers dans les trois zones d’approvisionnement.

En attendant les retombées de cette réunion du mardi prochain, la situation sur le terrain risque de s’aggraver. Car, selon certaines sources, plusieurs pétroliers font de la rétention des stocks. Ils ne veulent pas écouler tous leurs produits au prix de 2100 francs  congolais (1.1 USD) le litre, sachant que dans quelques jours les prix pourraient changer. 

 

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