Le CICR déplore la persistance de violences armées et tensions communautaires dans le Sud-Kivu

De violences armées persistent dans la province du Sud-Kivu, a déploré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans un rapport publié jeudi 10 février à Bukavu.

Selon ce rapport, les violences armées perdurent principalement dans les hauts plateaux d’Uvira et de Fizi avec une flambée de violences intercommunautaires. 

Le CICR indique que les violences, en général, mais surtout les violences  sexuelles constituent l’un des « problèmes humanitaires majeurs » au Sud-Kivu. Une situation exacerbée du fait des combats opposant les FARDC aux groupes armés, précise-t-il dans son rapport.

Les conséquences pour les populations qui vivent dans ces territoires affectés sont préoccupantes. Le CICR note, les déplacements des populations, des blessés par armes, plusieurs séparations des familles, des pillages des centres de santé ou incendies des maisons. 

Le chef de la sous-délégation du CICR au Sud-Kivu et au Maniema, STIJN HOUBEN, a expliqué le travail que mène son organisation dans cette zone : 

« Le CICR a opéré notamment dans les zones de Kalehe, de Fizi, des hauts plateaux et aussi à Maniema, Salamabila. On essaie de mener quotidiennement des activités des programmes holistiques pour aider les populations qui y habitent et qui sont victimes des conflits armés. On essaie d’intervenir dans différents volets comme l’accès à la nourriture, l’accès à l’eau, l’accès aux soins de santé mais aussi la promotion du droit international humanitaire auprès des groupes armés et des forces armées. Le droit humanitaire international dont le CICR est gardien ».

La prise en charge des blessés de guerre est l’autre activité phare du CICR dans la région, affirme le même responsable.

Ainsi, quatre-cent trente-deux civils et combattants blessés ont été admis à l’hôpital général de Bukavu. De manière générale, plus de cinquante mille patients ont bénéficié des soins gratuits dans les centres de santé et hôpitaux soutenus par le CICR au Sud-Kivu et dans la province du Maniema, atteste STIJN HOUBEN.

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