Sud-Kivu : les déplacés internes en difficulté dans les moyens plateaux de Tanganyika


Les déplacés internes issus de différentes communautés en conflit dans les moyens plateaux du secteur de Tanganyika sont en difficulté dans le territoire de Fizi.  

Ces personnes avaient fui les affrontements entre groupes armés dans les hauts plateaux des groupes Balala Nord, Basilotcha et Basimunyaka Nord pour se réfugier vers les moyens plateaux de mêmes groupements.

Le chef de secteur de Tanganyika, John Mulondani qui salue la cohabitation pacifique entre ces membres des communautés dans la zone d’accueil, annonce que la famine risque d’être à l’origine d’une nouvelle tension entre ces déplacés.

Cette autorité civile locale implore l’attention des humanitaires en leur faveur.

« Leurs conditions sont trop difficiles. Vous savez que si une famille doit accueillir plus de deux ou trois familles, vous voyez ce que ça fait alors qu’il n’y a pas encore d’assistance humanitaire. Nous-même ne sommes pas encore arrivés là-bas à cause de route impraticable. Mais aussi, les moyens plateaux sont habités par toutes les communautés qui ont des membres des groupes armés qui s’affrontent. Nous craignons qu’il y ait extension des tensions qui sévissent dans les hauts plateaux vers les moyens plateaux, avec un grand risque d’atteindre le littoral du lac Tanganyika. Ce sont des communautés qui cohabitaient avant et qui sont contraintes de continuer à vivre ensemble. Malheureusement ces affrontements ne rendent pas cette cohabitation pacifique facile », a indiqué le chef de secteur de Tanganyika, John Mulondani Mwimiwa.

Ces déplacés internes logés dans des familles d’accueil sont constitués des membres des communautés Babembe, Banyamulenge, Bafuliiru et Banyindu. Ils se sont retrouvés encore ensemble dans les localités d’accueil, après avoir fui ensemble les combats dans les hauts plateaux entre l’armée et les miliciens à Rusakunku, Tuwetuwe, Nyamara, Kamombo et Kitasha.  

Pour l’instant, le nombre de ces déplacés internes localisés dans les moyens plateaux de Mboko n’est pas encore connu. Mais la société civile, à travers l’ONG Action Mitumba pour le Développement et l’Autonomisation Communautaire (AMIDAC) a enregistré 177 ménages accueillis dans la cité de Mboko, sur le littoral, depuis le 15 juillet. L’animateur de cette association, Aizuru Omari, affirme que des cas de maladies et le manque de la nourriture sont signalés parmi ces déplacés.

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