Crise entre le parquet et la police de Maï-ndombe : les avocats sollicitent l’implication du Chef de l'État


Les avocats et défenseurs judiciaires ont dénoncé samedi 5 mars "la violation flagrante par le commissaire provincial de la police du Maï-Ndombe, de l’article 149 de la constitution qui énonce le principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire".

Dans une déclaration faite à la presse, ces avocats accusent ce dernier d’avoir libéré sur ordre illégal du gouverneur de province, les prévenus mis en détention par le procureur général du parquet général du Maï-Ndombe.

‘’Nous, avocats et défenseurs judiciaires exerçant da la province du Mai-Ndombe, réunis en date du 5 mars 2022 autour de la situation qui prévaut à ce jour dans notre province, précisément à Inongo, en rapport avec la crise qu’il y a entre le pouvoir exécutif et judiciaire, dénonçons avec la plus grande énergie, la violation flagrante de l’article 149 de la constitution du 18 février 2006 tel que modifié à ce jour. Lequel énonce les principes de l’indépendance du pouvoir judiciaire", ont-ils fait savoir.

A cet effet, iIs sollicitent l’implication du Chef de l'État pour restaurer l’ordre dans l’administration de cette partie du pays:

" En date du 2 mars 2022, le commissaire provincial de la PNC du Mai-Ndombe, sur ordre illégal de l’exécutif provincial, s’est permis de libérer les prévenus mis en détention par le procureur général dont certains dossiers sont en fixation devant le tribunal de grande instance d’Inongo pour infraction d’association des malfaiteurs et le procès est en cours. Sur ce, nous recommandons à S.E monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et magistrat suprême, de s’impliquer personnellement pour restaurer la paix, la justice et la bonne administration publique dans le Maï-Ndombe afin d’épargner les habitants de notre province de l’anarchie qui risque de devenir légale’’.

Les magistrats et autres auxiliaires du parquet général près la Cour d’appel menacent de quitter la ville d’Inongo pour ne plus y travailler.

Au motif, la libération jeudi dernier « des inciviques » en détention par la police nationale congolaise sans ordre du parquet général. Parmi ces gens libérés, trois étaient déjà déférés devant le tribunal de grande instance, a annoncé le Procureur général, Willy Ndjoko.

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