Sommet de Luanda : « C’est l’occasion de dire en face au pays agresseur de cesser son soutien au M23 » (Giscard Kusema)

« Le soutien militaire du Rwanda aux côtés du M23 étant évident, c’est l’occasion pour le Président de la République de dire en face au pays agresseur de cesser son soutien », a affirmé mardi 5 juillet le directeur adjoint de la presse présidentielle, Giscard Kusema. Le coordonnateur adjoint de la cellule de la communication présidentielle commentait le séjour du Président Félix Tshisekedi à Luanda, où il prendra part au sommet tripartite avec ses homologues angolais Joao Lourenço et rwandais, Paul Kagame. Les trois chefs d’Etat vont discuter de la situation sécuritaire en RDC. 

Cette rencontre est diversement commentée dans l’opinion. Ceux qui privilégient la solution militaire pour mettre fin à l’agression de la RDC par le Rwanda estiment que le président Felix Tshisekedi ne devait pas accepter de se rendre à Luanda pour rencontrer Paul Kagame. D’autres cependant soutiennent la voie diplomatique.  

« Le Président de la République est résolument engagé à trouver une solution durable face à la crise sécuritaire dans les provinces de l’Est de la RDC. On peut comprendre la colère des uns et des autres face à ces agressions répétées. Mais pour mettre fin à ces conflits, le Président Tshisekedi a opté pour les voies diplomatique et militaire, et le sommet du Luanda tient compte de l’aspect diplomatique », a précisé M. Kusema. 

En effet, la RDC accuse le Rwanda de soutenir les terroristes du M23 qui ont repris les combats dans l'Est de son territoire. Ce que les autorités rwandaises nient. 

Il ajoute que le Chef de l’Etat congolais n’exclut pas l’approche militaire. 

Le président angolais Joao Lourenço, médiateur entre MM. Tshisekedi et Kagame, va tenter d’aider ses pairs à aplanir leurs divergences pour que la paix revienne entre Kinshasa et Kigali.  

Giscard Kusema, le Directeur adjoint de la Cellule de la communication présidentielle qui se trouve déjà dans la capitale angolaise, déclare que l’approche de Luanda s’inscrit dans l’aspect diplomatique.