Tunis : le développement au cœur des échanges entre le gouvernement japonais et les gouvernements des pays africains

Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde qui représente la République démocratique du Congo à la 8e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) a pris part, ce vendredi 26 aout à la rencontre bilatérale entre le gouvernement japonais et les Gouvernements des pays africains participant à cette conférence. Les échanges entre les deux parties ont été centrés sur le développement du continent africain.

L’objectif de la 8e TICAD qui s’ouvre ce samedi 27 aout à Tunis est de débattre des questions de développement économique, environnemental… entre le Japon et l’Afrique. Les deux parties discuteront des mécanismes en vue de créer un monde durable.

Après son tête-à-tête, jeudi 25 aout à son arrivée, avec la Première Ministre tunisienne, Najla Bouden, le Chef du Gouvernement  congolais a rencontré les représentants de l’Exécutif japonais, aux côtés des représentants des gouvernements d’autres pays africains.

5000 participants attendus

Cette rencontre figure parmi les évènements parallèles organisés, en marge de la conférence qui débute ce samedi le 27 août. Le Japon et l’Afrique discutent des mécanismes en vue de créer un monde durable.

Le Japon « entend fortement soutenir un développement mené par les Africains eux-mêmes», indique le ministère des Affaires étrangères sur son site. Présentant le sommet, il souligne les atouts d'une économie japonaise: « une croissance de qualité » et « l'accent mis sur la population ».

Environ 5.000 participants parmi lesquels 30 chefs d'Etat et de gouvernement venus de toute l'Afrique vont participer à ce sommet qui s'achèvera dimanche midi.

En marge du sommet, un forum économique réunissant des hommes d'affaires est prévu ainsi que des "évènements parallèles" associant la société civile autour de l'inclusion des femmes et l'innovation.

Trois piliers

La TICAD 8 s’articulera autour de trois piliers.

Pour «l’économie» qui constitue le premier pilier, il s’agira d’accélérer davantage les investissements japonais en Afrique. Tout en soutenant des startups traitant des enjeux sociaux et des entreprises vertes. Il s’agira également d’améliorer la sécurité alimentaire en Afrique et d’aborder le financement du développement.

Le deuxième pilier concerne «la société». Son objectif est de construire une société résiliente et durable, de promouvoir des efforts dans les domaines de la santé, y compris les mesures contre le Covid-19 et la promotion de la Couverture santé universelle, de l’éducation pour les jeunes et les femmes et de l’environnement, notamment les mesures relatives au changement climatique et à la prévention des catastrophes.

Le troisième pilier, intitulé «Paix et stabilité», il sera question de soutenir les efforts déployés par l’Afrique pour parvenir à une paix et une stabilité durables, de soutenir la consolidation de la démocratie et l’Etat de droit, et de prévenir les conflits.

La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique a été lancée en 1993 par le Japon en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique de l'ONU, puis avec la Banque mondiale depuis 2000. Le but de cette initiative était de promouvoir un dialogue politique entre les dirigeants africains, le Japon et leurs partenaires dans le développement. 

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