Tshopo : Tropenbos RDC alerte sur l’impunité des crimes environnementaux

 

L’ONG Tropenbos RDC alerte sur l’impunité des crimes environnementaux commis dans la province de Tshopo. Au cours d’une série de conférences, organisées jeudi 10 novembre à Kisangani, cette organisation de protection de l’environnement a soutenu que ce comportement engendre des conséquences sur la planète et les humains. Notamment la perte de la biodiversité par extinction des espèces animales et végétales.

 

Les menaces qui pèsent sur l’environnement dans la province deTshopo sont indéniables, selon le professeur Alphonse Maindo, Directeur de Tropenbos RDC.

Les arbres sont coupés anarchiquement, les animaux abattus, l’air et l’eau pollués en violation des lois sur l’environnement et cela en toute impunité, a-t-il martelé.

Alphonse Maindo en appelle à une prise de conscience des acteurs judiciaires :

«  Il faut faire une campagne de sensibilisation de tous les professionnels de la justice pour que ces professionnels prennent conscience. Il y a un sérieux problème en ce qui concerne ces crimes environnementaux parce qu’  il en va de notre vie et c’est même plus grave que les crimes contre l’homme tout simplement parce que ça concerne l’ensemble des êtres vivants ».

Cette impunité est réelle, à en croire l’état des lieux de la répression des crimes environnementaux présenté par le président de la Cour d’appel de Kisangani, Omari Mutondo, lors de ces conférences. Selon lui, le taux de répression est nul.

La faute incombe aux ONG de défense des droits de l'homme soutient, pour sa part, le président du Tribunal de commerce de Kisangani, Joseph Makunzu:

«  Aux ONG des droits de l'homme de se passer de la procédure pénale au niveau du ministère public, au niveau du Parquet et de venir saisir directement le juge par citation directe, mais ils ne le font pas. S’ils le faisaient, je crois que beaucoup d’appels arriveraient chez  le juge et il y aurait des jugements et des sanctions et nous aurions un arsenal jurisprudentiel  en cette matière qu’on n’a pas… »

En réaction à cette interpellation du président du tribunal de commerce, les ONG présentes à ces conférences se disent saisies et promettent de changer leur fusil d’épaule.

 

 

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