EcoNews : « Tshisekedi à bâtons rompus avec la Monusco et la Force régionale de l’EAC : objectif, pacifier l’Est »

 

Les réunions du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec le leadership de la MONUSCO et celui de la force de l’EAC ainsi que l’affaire du dédoublement du parti politique ACO, portée en justice, sont en Une des journaux parus ce lundi 9 janvier à  kinshasa.

EcoNews rapportent que deux réunions de sécurité et de défense, tenues successivement avec la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) et la Force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), ont été présidées vendredi 6 janvier à Kinshasa, par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

«Il était question de discuter des missions respectives et/ou conjointes dans le cadre de la mission de la force régionale. Aujourd’hui, il était question de faire le point sur les relations entre le gouvernement et l la mission onusienne suivant l’esprit de la résolution qui a été adoptée », a affirmé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des médias, dans un compte rendu fait à l’issue de la séance avec la mission onusienne.

«Dans cette résolution, il a été fait mention du plan de retrait de la MONUSCO après le renouvellement de sa mission d’un an, sur la base de la résolution 2666 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a été convenu, de manière générale, qu’il soit établi un cadre qui permettra des rencontres régulières entre cette mission et le gouvernement», a-t-il ajouté.

Pour sa part, la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, est revenue sur les actions de terrain consécutivement au mandat de sa structure et à son plan de retrait. «Il  est clairement indiqué que le cheminement devrait être fait avec la partie gouvernementale pour mettre en œuvre, d’une façon accélérée, le plan de transition qui va être réévalué, pour que nous puissions de manière très claire, et le plus rapidement possible, avoir des résultats palpables et concrets sur le terrain dans les deux Kivu et en Ituri», a fait savoir Bintou Keita.

D’après La République, le gouvernement congolais et la mission onusienne MONUSCO ont évalué, le vendredi 6 janvier à Kinshasa, leur partenariat stratégique, après plusieurs années de collaboration. Cette réunion, prévue depuis quelques mois, s’est tenue sous l’autorité du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Les échanges ont porté sur les conditions d’une collaboration tripartite FARDC-MONUSCO et Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), afin de concrétiser les résolutions du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022. Ce sommet avait recommandé le cessez-le-feu, le retrait, le désarmement et le cantonnement des combattants du M23, fait savoir ce journal.

Le Conseil de sécurité a récemment renouvelé pour un an le mandat de la MONUSCO et, conformément au souhait de la République démocratique du Congo, ce partenariat doit être réévalué pour aboutir à sa fin après les élections de décembre 2023. Félix Tshisekedi avait instruit lundi 1er aout 2022 le gouvernement de diligenter une réunion avec la MONUSCO en vue de « réévaluer le plan de son retrait convenu en vertu de la résolution 2556 du Conseil de sécurité. » Cette décision était consécutive aux manifestations-MONUSCO au Nord-Kivu et à la fusillade au poste frontière de Kasindi impliquant les casques bleus, rappelle ce tabloïd.

Cette réunion avec la MONUSCO était suivie d’une autre avec la force de l’EAC, note pour sa part Le Potentiel. Elle consistait à discuter des missions conjointes respectives, lesquelles doivent être accomplies dans le cadre de la force régionale, a encore dit Patrick Muyaya.

Ces réunions ont permis à la partie gouvernementale, à la MONUSCO et à la force kenyane de se mettre ensemble pour évaluer leurs actions communes et voir comment renforcer et planifier les opérations futures.

Et à propos de cette situation sécuritaire en RDC, La Prospérité, elle, revient sur la récente déclaration de l’UE. Dans un communiqué de presse publié le samedi 31 décembre 2022, l’Union Européen s’est dite troublée par la conclusion du dernier rapport du groupe d’experts des Nations Unies qui fait état d’une intervention directe des forces de défense Rwandaises sur le territoire de la République démocratique du Congo, rapporte ce journal.

C’est dans ce contexte, poursuit-il, que l’Union Européen, par le biais de Joseph Borrel, Haut représentant de l’UE, a exhorté le Rwanda d’arrêter tout soutien au groupe Terroriste du M23. Par la même occasion, l’UE a appelé le Rwanda à utiliser tous les moyens pour faire pression sur le M23 afin qu’il se conforme aux décisions prises par l’EAC et lors du mini-sommet sur la paix et la sécurité dans la région orientale de la RDC, tenu à Luanda, le 23 novembre 2022.

A en croire le communiqué, ajoute le quotidien, les consultations redynamisées avec tous les groupes armés locaux visant à leur engagement envers le programme de désarmement, démobilisation, réintégration communautaire et stabilisation, et le démantèlement des groupes armés étrangers, sont des éléments importants de toute solution politique à long terme à la crise dans l’est de la RDC et dans la région.

Affaire dédoublement du parti politique ACO

Congo Nouveau rapporte que l’ambassadeur itinérant du chef de l’État, Dany Banza Maloba a déposé, vendredi 6 janvier, par le biais de ses conseils, une plainte contre Patrick Bologna pour « faux et usage de faux » auprès du procureur près le Tribunal de grande instance de la Gombe. Dany Banza estime que son parti – Avenir du Congo (ACO) – est l’unique qui est reconnu par le ministère de l’Intérieur avec comme date de création le 30 novembre 2009, alors que Patrick Bologna brandit un arrêté ministériel du 30 décembre 2009 « méconnu au ministère de l’Intérieur. »

C’est l’un des derniers dossiers de dédoublements des partis politiques sous la Kabilie, commente Le Journal. « S’il espérait participer aux élections de décembre 2023 sous les couleurs de l’ACO, Patrick Bologna devra faire de la magie. Il devra commencer par convaincre le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe qu’il est bel et bien le président statutaire de ce parti politique », ajoute ce tabloïd.

«Je me fais l’obligation de saisir votre autorité suite au comportement infractionnel dont s’est rendu coupable le dénommé Patrick Bologna contre les intérêts de notre client», lit-on dans la correspondance du Me Kabwa Bondo,Conseil de Danny Banza, relaye également Africa News. L’avocat souligne que son client considère les communications de Bologna en qualité de président national d’ACO, de « faux et usage faux », rapporte ce journal.

Et Congo Nouveau de rappeler que Dany Banza et Patrick Bologna ont pourtant œuvré ensemble au sein d’ACO. Le premier comme président et le second était secrétaire général du parti. La confusion s’installe en 2015 lorsque Dany Banza quitte le camp de Joseph Kabila pour rejoindre les frondeurs de G7, derrière Moïse Katumbi. A l’époque, presque tous les partis membres du G7 ont été dédoublés. Patrick Bologna, qui était resté avec Joseph Kabila, va revendiquer la paternité du parti ACO comme président national. C’est à l’arrivée au pouvoir du président Tshisekedi que Dany Banza va entamer des démarches pour récupérer l’exclusivité d’ACO. Il obtient gain de cause en 2021 auprès du ministère de l’intérieur qui va demander à Bologna de créer un autre parti. Mais force est de constater que Patrick Bologna continue à poser des actes comme responsable du parti. Ce qui a conduit à cette plainte de Danny Banza.

Enfin, dans un tout autre registre, L’Avenir annonce qu’en perspective de l’arrivée du pape François l’Hôtel de ville de Kinshasa lance l’opération coup de poing.

Si l’arrivée imminente du pape François va obliger Kinshasa de revêtir sa plus belle robe, l’Hôtel de ville pense pour sa part que c’est le moment indiqué pour rendre propre le tronçon compris entre l’aéroport international de Ndjili jusqu’à la 1ère rue Limete où règne un désordre diabolique et où le pays offre sa plus mauvaise image, indique ce quotidien.  C’est dans ce sens qu’une opération coup de poing va être lancée ce lundi 09 janvier, dans le but notamment d’éradiquer les marchés pirates, poursuit ce journal.

« Sinon, la question reste de savoir, comment pérenniser cette mesure dans la durée, pour offrir à Kinshasa une belle image ? Mieux, y-a-t-il un plan d’urbanisation que l’Hôtel de ville veut mettre en place ? Car il est prouvé qu’en l’absence d’un vrai plan d’urbanisation ou d’assainissement de ce tronçon, les populations seront réellement chassées, avant d’y revenir », commente L’Avenir.

Sur la même lignée, Forum des As, estime que cette mesure du gouverneur Ngobila rappelle bien d'autres mesures prises par ses illustres devanciers à l'annonce de la visite des hôtes de marque ou l'organisation de grandes rencontres internationales dans la capitale.

C'est le cas de l'opération "ville propre" lancée en mai 2012 dans la perspective du sommet de la Francophonie que Kinshasa avait abrité en octobre de cette année-là. Deux années plus tôt, en 2010, l'Hôtel de ville avait fait de même, pour accueillir le roi Albert II et la reine Paola qui étaient invités à assister aux cérémonies de célébration des 50 ans d'indépendance de la RDC le 30 juin, rappelle ce quotidien.

Il faut dire que ce communiqué de l'Hôtel de ville annonçant le lancement de l'opération "coup de poing" pour ce lundi suscite des réactions de la part de certains habitants de la capitale qui estiment qu'en lieu et place d'une opération ponctuelle, celle-ci devrait être pérenne, rapporte-t-il.

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