
Revue de presse du vendredi 23 janvier 2026
Le retrait de la coalition RDF/AFC/M23 d'Uvira a laissé place à une bataille de récits. Kinshasa conteste la lecture des faits proposée par les organisations internationales dont Human Rights Watch.
Le Phare relaie la « Mise au point de Kinshasa face aux allégations de HRW sur la situation à Uvira », indiquant que le Gouvernement rejette en bloc les conclusions de l’ONG, les qualifiant de « biaisées ». Le journal souligne que Kinshasa accuse HRW de fermer les yeux sur les pillages systématiques des matériels de la CENI par les rebelles avant leur départ. Une omission que le tabloïd juge suspecte.
« La RDC dénonce les manipulations de Human Rights Watch sur la situation à Uvira », renchérit Congo Nouveau. Le trihebdomadaire va plus loin en donnant la parole aux leaders communautaires. Il met en exergue la réaction d'Enock Sebineza, président de la communauté Banyamulenge, qui affirme que son peuple refuse d'être le « bouclier » ou le prétexte de l'agression rwandaise, "crachant" ainsi sur la stratégie de Kigali.
Pour sa part, rapporte Actualite.cd, la société civile appelle à des enquêtes indépendantes après le passage de l'AFC-M23. Le média en ligne nuance le débat en expliquant que, si le Gouvernement dément les allégations de HRW, les acteurs de terrain insistent sur la nécessité d'une documentation neutre des violations des droits de l'homme pour éviter que les crimes ne restent impunis.
Spectre du Dialogue
Pendant ce temps, les chancelleries étrangères appellent à une solution politique interne de la crise. Congo nouveau révèle que plusieurs pays occidentaux accentuent leur "forcing" auprès de Kinshasa. L'objectif serait d'obtenir une table ronde avec l'opposition, une perspective que le journal présente comme un défi majeur pour le camp présidentiel.
Le Potentiel titre, pour sa part : « Non à la mascarade pour blanchir les crimes : Le front anti-dialogue s'organise ». En réaction aux pressions internationales, ce quotidien explique pourquoi une partie de l'opinion rejette cette option. Il soutient que tout dialogue "hors-institutions" risquerait de légitimer les acteurs de la rébellion de l'AFC.







