Kinshasa : des espaces publics transformés en lieux d’aisance faute de toilettes publiques

L’absence criante de toilettes publiques à Kinshasa, pousse de nombreux habitants à transformer des espaces ouverts en lieux d’aisance. Dans plusieurs communes, ces infrastructures sont tout simplement inexistantes. Et là où elles existent, leur nombre est dérisoire — rarement plus de trois — et leur état laisse à désirer, a constaté, mardi 12 aout, le reporter de Radio Okapi.

L’accès à ces toilettes coûte entre 500 et 1 000 francs congolais ( 0.3 USD), selon leur emplacement. Les rares installations disponibles se trouvent principalement dans les marchés ou sur certaines places publiques. 

À Gombe, les reporters de Radio Okapi ont visité deux sites : la place des Évolués et Royale.

Si les conditions à Royale sont jugées relativement acceptables, celles de la place des Évolués sont alarmantes. Dès l’entrée, les visiteurs sont confrontés à des odeurs nauséabondes. Le manque d’entretien et l’absence de produits hygiéniques sont pointés du doigt par les responsables du site.

« Des femmes, sensibles aux infections, évitent ces toilettes », confie une usagère rencontrée sur place.

La situation est similaire dans d’autres marchés, notamment au quartier des Anciens combattants à Ngaliema ou à Kalembelembe, dans la commune de Lingwala.

Pour Joël Kyana, président des urbanistes congolais, le constat est sans appel :

« Les toilettes publiques participent à l’image même de la ville ».

 

Face à cette réalité, de nombreux Kinois réclament des infrastructures sanitaires plus nombreuses, accessibles et surtout, dignes.

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