
Le centre hospitalier Ushirika, situé dans la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, traverse une crise grave depuis la suspension du soutien des organisations humanitaires pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des enfants malnutris.
La directrice de nursing, Immaculée Furaha, déplore que sans aides financières, kits de dignité et médicaments, le centre ne peut plus offrir les soins adaptés, contraignant à référer les patients ailleurs et à limiter les traitements disponibles. Cette situation affecte particulièrement les populations vulnérables, menaçant la continuité des soins et la santé des personnes en détresse. Le personnel soignant vit difficilement cette impuissance face aux besoins non couverts.
« Quand on avait les partenaires, les victimes des violences sexuelles étaient accompagnées financièrement, il y avait aussi des kits de dignité qui étaient réservés pour elles. Mais actuellement la structure est vraiment incapable de les prendre en charge de cette façon. Même chose aussi pour le service nutrition. Nous avions des partenaires qui nous appuyaient avec des intrants, des médicaments, certaines formations, mais actuellement, il n’y en a pas. Les cas que nous recevons actuellement c’est seulement sur le plan médical. », précise-t-elle.
Le centre hospitalier Ushirika, auparavant soutenu par ces organisations, doit désormais fonctionner sans aucun appui externe, ce qui compromet sérieusement ses capacités d’intervention. Un appel urgent est lancé aux autorités pour intervenir et éviter une aggravation de la crise sanitaire.
Des efforts diplomatiques sont espérés par des acteurs locaux pour que l’accompagnement humanitaire reprenne, permettant ainsi de répondre aux besoins des populations affectées par cette situation critique.





