
Les agents pénitentiaires de la province de la Tshopo, impayés depuis plusieurs années, exigent des solutions immédiates de la part du gouvernement face à leur situation. Ils ont exprimé leurs préoccupations au ministre de la Justice Guillaume Ngefa, lors de sa visite à la prison centrale de Kisangani, le samedi 8 novembre.
Ces agents dénoncent également leur non-prise en charge par l’État congolais. Certains affirment ne pas être mécanisés alors qu’ils travaillent depuis 2017, voire près de 10 ans pour certains, mais sont confrontés à de multiples défis liés à leur survie ainsi qu’à la sécurité des détenus.
Lors de cette visite, le représentant des détenus a aussi pris la parole pour plaider non seulement pour l’amélioration de leurs conditions carcérales, mais aussi en faveur des surveillants, précisant que certains se livrent à la mendicité. Ils espèrent que la visite du ministre apportera des réponses à leurs doléances.
Après la prison centrale de Kisangani, Guillaume Ngefa s’est rendu au centre de détention d’Osio, situé à plus de seize kilomètres au sud-ouest de Kisangani. Là-bas, les soixante-dix pensionnaires ont également réclamé une amélioration de leurs conditions alimentaires.
En réaction, le ministre de la Justice a promis de transmettre toutes ces préoccupations au gouvernement pour d’éventuelles solutions.
La prison centrale de Kisangani héberge plus de 1100 détenus à ce jour alors que sa capacité d’accueil est évaluée à 500 pensionnaires.







