
Une épidémie de choléra inquiète dans la zone de santé de Masisi, au Nord-Kivu, où 40 cas ont été signalés depuis début octobre 2025, touchant plusieurs aires de santé comme Masisi, Kitsule, Mutiri, Sati et Miandja, situé à environ 87 kilomètres de Goma. Dr Lucien Kandundao, médecin chef de zone, alerte sur une aggravation de la situation, notamment à Masisi-centre et Miandja, où trois décès communautaires ont été recensés.
« Jusque-là nous sommes au 40 cas. La situation continue à s'aggraver au niveau de l'aire de santé de Masisi. Ici, la situation commence à embraser même les aires de santé avoisinante car nous avons enregistré des cas provenant des Kitshule, de Sati à côté de l’aire de santé de Masisi », rapporte Dr Kandundao.
Il appelle la population à la vigilance, à respecter rigoureusement les mesures d’hygiène telles que la consommation d’eau potable, la cuisson correcte des aliments, le lavage systématique des mains, ainsi que le maintien d’un environnement propre.
« Nous le prions de boire que de l'eau potable, de bien cuire les aliments et de laver à tout moment avant l'utilisation des aliments, laver les fruits, laver les légumes et tout ça, le lavage des mains doit être systématique. Mais surtout aussi de garder un environnement et propre », insiste-t-il.
Le contexte sécuritaire et la faible couverture en eau potable dans les zones éloignées compliquent la prévention de cette maladie, liée au manque d’accès à l’eau propre et à l’assainissement. Dr Kandundao insiste aussi sur l’importance pour les malades de se rendre rapidement au centre de santé ou aux points SRO (réhydratation orale) installés localement pour une prise en charge rapide.
Cette épidémie s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire multiforme au Nord-Kivu, marqué par plusieurs flambées simultanées (choléra, rougeole, M-pox), exacerbées par les déplacements de populations et un accès limité aux soins et à l’hygiène, ce qui nécessite une mobilisation accrue des autorités et partenaires humanitaires pour contenir la propagation et protéger les populations vulnérables.





