Plusieurs quartiers de Mbuji-Mayi privés d’eau depuis 2 semaines

L'eau potable est devenue une denrée rare depuis près de deux semaines dans plusieurs quartiers de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Radio Okapi a constaté, jeudi 27 novembre sur les artères de la ville, plusieurs ménagères et leurs enfants avec des bidons à la recherche de cette denrée vitale.

C'est depuis près de deux semaines que plusieurs femmes ménagères, les jeunes filles et garçons avec des bidons jaunes et des bassins circulent sur des avenues de Mbuji-Mayi à la recherche de l'eau potable. 

"Hier soir, je n'ai pas pu préparer à cause du manque d'eau. Je viens de Kamala wa Nkata je pars chez Muamba wa Mpoyi pour chercher l'eau. On s'est réveillée depuis 4h00 pour chercher de l'eau", a déclaré une habitante.

La Régie de distribution d'eau (REGIDESO) justifie cette pénurie par le manque d'énergie électrique pour faire tourner ses machines. 

Elle recourt aux "groupes électrogènes qui n'ont pas la même capacité que l'énergie hydroélectrique", a expliqué 

Didier Mbudi Lelo, directeur régional de la REGIDESO :

"Nous fonctionnons 10 heures par jour à Lukelenge pour consommer 1000 litres de carburant. Nous fonctionnons 2h30 à peu près, or avec l'énergie hydro-électrique, nous pouvons produire 8 000 mètres cube par jour".

Pour sa part, Jean Crispin Mukendi, directeur provincial de la Société nationale d'électricité (SNEL) annonce une panne sur le transformateur au niveau de la sous-station de la centrale hydroélectrique de Tshibwe.

En attendant sa réparation, la SNEL fonctionne avec "les groupes thermiques d'une capacité inférieure, qui n'arrive pas à couvrir toute la population, de 18h00 à minuit 30, avec délestage des quartiers".

La SNEL attend une nouvelle acquisition pour remplacer l'unité défectueuse. 

 

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