
Les taximen moto opérant sur l’axe Goma-Masisi-Walikale dénoncent des pillages répétés et la multiplication des barrières illégales érigées par des hommes armés sur cette route.
Intervenant jeudi 8 janvier sur Radio Okapi, leur porte-parole, Lucien Amani Bitaha, a appelé l’État à intervenir de toute urgence pour mettre fin à leur supplice.
Ce segment routier se situe dans une zone tampon : d’un côté, une partie du territoire de Walikale contrôlée par les FARDC et les Wazalendo ; de l’autre, une portion de Walikale et de Masisi sous occupation des rebelles de l’AFC-M23.
« Bien que nous ayons observé deux semaines de grève au mois de décembre dernier, ayant conduit à l’arrestation de notre porte-parole, jusqu’à présent la souffrance persiste », s’est plaint Lucien Amani Bitaha.
Il explique que les motards sont contraints de prévoir au moins 200 000 francs congolais, soit 90 USD, pour acheminer un colis de Goma jusqu’à Walikale.
Hormis cela, ces taximen motos subissent régulièrement des pillages sur le tronçon entre Kashebere et Miba, sous contrôle des rebelles M23 jusqu’à Kibati, puis une zone tampon entre Kibati et Mikumbi, tandis que Miba est sous contrôle des forces gouvernementales et des Wazalendo.
« Nous, motards, voyageurs et propriétaires de colis, continuons de souffrir de ces pillages. La route est complètement délabrée : des roseaux y poussent en grand nombre, ce qui accentue l’insécurité sur ce trajet », a poursuivi Lucien Amani Bitaha.
Une autorité coutumière locale, dans le groupement Ihana, affirme que la situation est connue et qu’un rapport a déjà été adressé aux autorités compétentes.
Radio Okapi n’a pas pu obtenir la réaction de l’administration territoriale de Walikale.








