Insécurité à Lubero et Butembo : un cantonnement des militaires FARDC et des Wazalendo préconisé

Au cours d'une rencontre tenue jeudi 8 janvier à Butembo avec les couches sociales de la commune de Lubero et de la ville de Butembo, le comité provincial de sécurité du Nord-Kivu a préconisé le cantonnement des militaires des FARDC et des combattants Wazalendo, en vue de démilitariser la commune de Lubero, réduire les tensions et mieux protéger les civils.

Cette rencontre visait à écouter les préoccupations des communautés locales et à dégager des pistes de solutions face à la recrudescence des actes criminels enregistrés ces dernières semaines dans ces deux entités.

En quelques jours seulement, une vingtaine de cas de banditisme urbain, marqués notamment par des pillages et des meurtres, ont été recensés dans la commune de Lubero. Cette situation a conduit la société civile locale à décréter plusieurs journées sans activités afin d’alerter les autorités. 

À Butembo, l’insécurité s’est également traduite par le meurtre de deux personnes et le vol de plusieurs motos par des bandits armés.

Face à ces préoccupations, l’ensemble du comité provincial de sécurité, conduit par le gouverneur du Nord-Kivu, le général Évariste Kakule Somo, s’est rendu à Butembo pour échanger avec les représentants de la population. 

Jackson Mumbere, de la société civile de la commune de Lubero, dit attendre la concrétisation des mesures annoncées :

« Des cas d’assassinat ont été enregistrés dans la commune de Lubero, des cas d’extorsion et de pillages, et beaucoup d’incidents se sont observés. Nous avons été reçus par le gouverneur de province, qui nous a donné des réponses satisfaisantes par rapport à nos revendications. Au retour à Lubero-Centre, nous irons voir la concrétisation de ces différentes solutions qui ont été données par l’autorité provinciale. »

L’autorité provinciale a également décidé de prendre en charge les obsèques de la victime assassinée la nuit de mercredi à jeudi à Butembo.

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