
Neuf femmes ont perdu la vie lors d’interventions chirurgicales non professionnelles, aggravées par un manque de médicaments et de matériel adéquat, entre décembre 2025 et janvier 2026 dans la zone de santé de Shabunda, au Sud-Kivu.
L’ASBL « Bloc Citoyen Amani » a dévoilé ces statistiques, jeudi 15 janvier, qualifiant cette situation de « tragédie silencieuse » frappant cette partie du pays.
Son coordonnateur, Josué Assani Kisulu, regrette que derrière ces chiffres, des enfants se retrouvent orphelins, des familles brisées et une communauté plongée dans la douleur et la peur.
Il précise que ce drame révèle l’absence criante de contrôle et de régulation des pratiques médicales, la pauvreté poussant les familles à recourir à des soins clandestins.
« Ce drame révèle l'absence criante de contrôle et de régulation des pratiques médicales, la pauvreté et le désespoir qui poussent les familles à recourir à des soins clandestins, ainsi que le manque de moyens dans les structures publiques ».
Recommandations urgentes
L’ASBL « Bloc Citoyen Amani » recommandent aux organisations humanitaires et partenaires du gouvernement dans le secteur de santé de renforcer l’appui en équipements et personnel qualifié pour la zone de santé de Shabunda.
Elle exhorte cependant les autorités congolaises à agir immédiatement pour fermer ces structures sanitaires informelles et sanctionner leurs responsables.
Cette structure citoyenne demande par ailleurs à la société civile et aux leaders communautaires de sensibiliser la population contre le recours aux soins clandestins.
Ces préoccupations sont corroborées par le médecin chef de la zone de santé de Shabunda, qui confirme la gravité d’interventions chirurgicales clandestines.








