Davos 2026 : la RDC délaisse la « diplomatie de sollicitation » pour une stratégie de partenariat

La 56ème édition du Forum économique mondial de Davos s'est clôturée ce vendredi 23 janvier en Suisse. Présente au cœur des débats qui dessinent la trajectoire de l’économie mondiale, la République démocratique du Congo a affirmé son nouveau positionnement : celui d'un partenaire stratégique incontournable plutôt que d'un demandeur d'aide.

Pendant cinq jours, la délégation congolaise a multiplié les échanges avec les leaders mondiaux, les capitaines d’industrie et les responsables d’organisations internationales. L’objectif affiché était clair : faire de la RDC l'épicentre du développement de la planète grâce à ses immenses ressources.

Une « rupture doctrinale » à Davos

À cette occasion, le ministre du Commerce extérieur a affirmé que la participation de la RDC à cette édition 2026 marque un tournant historique dans la diplomatie économique du pays. Julien Paluku parle d'une véritable « rupture doctrinale ».

« Nous nous sommes présentés non pas pour demander de l'aide, mais pour sceller des partenariats avec tous les grands de ce monde. C’est le passage de la diplomatie de sollicitation vers la diplomatie d'influence et de partenariat », a-t-il affirmé.

La RDC, acteur majeur de la trajectoire mondiale

Selon le ministre, l'absence de la RDC à une telle table ronde aurait été préjudiciable, car c’est à Davos que se définissent les schémas directeurs de l'économie pour l'année 2026. En tant que « pays-solution » pour l'avenir de la planète, la RDC refuse désormais que son futur soit discuté sans elle.

L’accent a été mis sur les opportunités économiques concrètes que représentent les ressources naturelles et minières du pays, dont le monde dépend pour sa transition énergétique et technologique.

Les trois piliers de la présence congolaise à Davos :

  • Influence : Participer aux décisions qui tracent l'avenir de l'économie mondiale.
  • Partenariat : Négocier d'égal à égal avec les investisseurs et les chefs d'État.
  • Potentiel : Valoriser les ressources locales comme moteur du développement global.

Pour Julien Paluku, il est temps que la RDC cesse de se plaindre de sa situation pour enfin exploiter ses opportunités et devenir le moteur de croissance qu'elle est censée être.

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