
Huit personnes, dont le bourgmestre de la commune urbano-rurale de Panu, à Idiofa (Kwilu), ont été condamnées à la peine de mort lundi 16 février par le tribunal militaire de garnison de Kikwit, compétent pour les provinces du Kwilu, du Kwango et du Maï-Ndombe.
Le verdict est tombé au terme d’audiences foraines particulièrement suivies par les communautés locales.
Le procès, organisé en matière de flagrance à Idiofa, portait sur les violents affrontements survenus le 3 février courant dans cette entité du Kwilu.
Des affrontements partis d’une arrestation
Les faits remontent au 3 février courant, vers 5 heures du matin.
Selon les éléments présentés à l’audience, la police nationale avait interpellé deux présumés bandits dans la commune de Panu.
Mais l’intervention des forces de l’ordre a rapidement dégénéré.
Des personnes poursuivies auraient tenté de soustraire ces deux présumés bandits de la police, provoquant de violents affrontements.
Quatre personnes avaient perdu la vie, dont deux policiers en service à l'issue des accrochages.
Ces violences ont profondément marqué la population locale et ravivé les tensions dans la zone.
Un procès en flagrance à Idiofa
Face à la gravité des faits, le tribunal militaire de garnison de Kikwit a organisé des audiences foraines à Idiofa afin de juger les présumés responsables.
Au terme des débats, le juge a reconnu coupables huit accusés, dont le bourgmestre de Panu, et les ont condamnés à la peine de mort pour meurtre.
Ce jugement intervient dans un contexte où les autorités judiciaires et sécuritaires cherchent à réaffirmer l’autorité de l’État face aux violences impliquant des groupes organisés, a indiqué le président du tribunal militaire de garnison de Kikwit.








