Procès en flagrance de 7 militaires pour vol qualifié et perquisition irrégulière à Likasi

La Cour militaire du Haut-Katanga a poursuivi, vendredi 27 février, ses audiences en chambre foraine à Likasi. Sept militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont sur le banc des prévenus pour vol qualifié et violation des consignes, après une opération nocturne illégale au domicile d'un expatrié.

L'affaire, traitée en procédure de flagrance, fait suite à un incident survenu dans la nuit du mardi 24 février au quartier Zout.

Selon l'exposé des faits présenté par le ministère public, l'opération a été déclenchée par une réquisition signée par le sous-lieutenant Roland Katumbay. Ce dernier, stagiaire et inspecteur judiciaire à l’auditorat militaire de garnison de Lubumbashi, aurait justifié cette descente par une dénonciation anonyme.

L'information reçue prétendait que le ressortissant chinois détenait une arme à feu non identifiée à son domicile. C'est sur cette base que les sept militaires ont mené ce que la justice qualifie aujourd'hui de « perquisition irrégulière ».

D'importantes sommes d'argent saisies comme pièces à conviction

Loin de la découverte d'une arme, l'opération s'est transformée en un pillage présumé. L'organe de la loi accuse les prévenus d'avoir emporté une somme d'argent conséquente lors de la fouille.

Lors de l'audience d'identification des prévenus, jeudi, le ministère public a présenté à la cour les pièces à conviction récupérées :

  • 50 000 dollars américains ;
  • 13 000 dollars américains ;
  • Des milliers de francs congolais.

Poursuite de l'instruction

Après l'identification des prévenus et la présentation des preuves matérielles, l'audience de ce vendredi s'est concentrée sur l'interrogatoire de fond. La cour devra déterminer les responsabilités individuelles dans la violation des consignes militaires et le vol qualifié dont est victime le ressortissant étranger.